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Le captage et le stockage de carbone éveille l'intérêt international

Une centaine de représentants d'une quinzaine de pays assistent cette semaine à un symposium sur le captage et le stockage de carbone (CSC) à Regina, car ils s'intéressent à cette technologie pour réduire les émissions utilisée en Saskatchewan.

Un texte d'Andréanne Apablaza

La technologie du captage et stockage de carbone est employée à la centrale au charbon Boundary Dam, à Estevan, le premier projet du genre au monde.

Depuis quelques années, ce projet de captage et de stockage du carbone permet de capturer 90 % du dioxyde de carbone de la centrale et de le stocker dans le sol pour le vendre à l'industrie pétrolière.

Le gouvernement provincial et la société d'État SaskPower ont souvent vanté les mérites du procédé, et cette semaine, des experts ont voyagé des quatre coins du globe pour savoir si le modèle saskatchewanais peut être importé chez eux.

« Je suis d’origine française, j’ai grandi en Afrique, et j’ai fait des études à Londres. Et aujourd’hui ma décision est de venir ici », explique le chercheur Rayane Hoballah. « Parce qu'aujourd'hui, c'est ici qu'il faut être, parce que la Saskatchewan est un pionnier. »

Un exemple pour d’autres

Plusieurs pays sont intéressés au procédé du CSC, mais très peu y investissent en raison de plusieurs problèmes. Par exemple, SaskPower a fait face à des coûts plus élevés qu'anticipés et à plusieurs problèmes de panne et d'entretien du système.

Le pdg de SaskPower, Mike Marsh, dit que les erreurs de la société d'État peuvent maintenant servir au reste du monde.

Selon Rayane Hoballah, il existait très peu d'exemples sur lesquels se baser, avant celui de SaskPower. « Aujourd'hui, on a des réponses, on a des éléments de réponse concrets grâce à ce qui se fait à Boundary Dam », dit le chercheur.

Réduire les GES

Avec les résultats obtenus à Boundary Dam, plusieurs grands joueurs ont maintenant bon espoir de voir la technologie se développer à travers le monde.

« Plus nous faisons de projets, plus nous pouvons diminuer leur coût et plus nous pouvons les mettre en oeuvre dans le monde entier pour atteindre nos objectifs de réduction des émissions de GES », explique la chercheuse à l’Université du Texas, Katherine Romanak.

Tandis que la province doit réduire son empreinte carbone, SaskPower doit maintenant déterminer si elle investit davantage dans le CSC.

Le président de la société souligne que le contexte économique et l'arrivée d'un nouveau chef à la tête du gouvernement devront être pris en compte.

Le symposium est organisé par le Centre international du savoir sur le CSC et se déroule à Regina jusqu’au 5 octobre.

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