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Le chantier naval A. F. Thériault agrandit ses installations et prévoit créer 40 emplois

En Nouvelle-Écosse, le chantier naval A. F. Thériault de Meteghan, à la Baie Sainte-Marie, reçoit un coup de pouce financier des gouvernements provincial et fédéral.

L'entreprise veut doubler sa capacité de production en agrandissant ses installations et en embauchant des dizaines de nouveaux employés, une nouvelle bien reçue par la communauté acadienne.

« Nos parents sont contents, ça leur donne de la fierté », reconnaît Gilles Thériault, le directeur général du chantier naval.

Le coût du projet d'agrandissement du chantier naval A. F. Thériault est estimé à 6,6 millions de dollars.

Pour aider l'entreprise familiale, le fédéral annonce un prêt sans intérêts de 2 millions de dollars, soit environ un tiers de la facture.

On prévoit créer 40 nouveaux emplois permanents chez A. F. Thériault, notamment de machinistes.

Ils s'ajouteront aux 235 employés actuels.

« C'est un investissement pour le futur, c'est un investissement dans les emplois », déclare Colin Fraser, le député libéral fédéral de Nova-Ouest, qui était sur place mercredi pour procéder à l’annonce.

A. F. Thériault en pleine expansion

Plus de 800 bateaux de toutes sortes ont été construits ici depuis 1938. Près de la moitié ont été mis à l'eau dans la dernière décennie.

Les installations actuelles permettent de construire jusqu'à 50 bateaux en même temps, mais ce nombre pourrait bientôt doubler.

Le grand patron, Gilles Thériault, donne quelques exemples : « Ici au chantier, on va faire la rénovation d'une cale sèche. On va prendre une cale sèche qui est maintenant certifiée pour le 300 tonnes et on va en construire une de 1500 tonnes », explique-t-il.

On prévoit également l'achat d'une remorque pour bateau de 100 tonnes, d'une grue et la construction d'une salle de formation sur place pour les employés.

En plus du prêt du fédéral, l'entreprise recevra une enveloppe d’un million et demi de dollars du gouvernement provincial de la Nouvelle-Écosse, une fois les travaux complétés.

« C'est une contribution de 25 % après que l’investissement est fait », résume Laurel Broten, la présidente et directrice générale de Nova Scotia Business.

Ces rénovations attendues depuis quelques années déjà vont, espère-t-on, contribuer à la vitalité économique de cette région rurale éloignée des grands centres.

Il y a des limites à ce qui pouvait être construit à Clare, admet Nil Doucet. « [Il] y a de nouvelles entreprises qui viendront les aider à construire de plus gros bateaux », se réjouit le conseiller municipal de Clare.

M. Doucet voit déjà la population de Clare s'accroître. Des gens de l'extérieur viendront, selon lui, bientôt s'installer dans la municipalité.

D’après un reportage d’Olivier Lefebvre

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