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Le chantier naval de Bas-Caraquet est en pleine effervescence

Le Groupe Océan, un des principaux locataires du chantier naval de Bas-Caraquet, veut soumissionner sur les contrats fédéraux de construction de navire. Si elle remporte ces appels d'offres, l'entreprise prévoit des retombées économiques significatives pour la région.

Pas de répit pour la soixantaine de travailleurs du Groupe Océan qui s'affairent à construire un traversier à câble en plus de l'immense cale sèche flottante, un projet d’une valeur de 13 millions $.

Pour l'instant on travaille 20 heures d'opération par jour, 5 jours semaine, explique André Savoie, directeur adjoint à la production du Groupe Océan. On est aussi en période d'embauche, donc on prévoit ajouter entre 5 et 10 employés dans les semaines à venir.

L'entreprise est maintenant prête à passer à la vitesse supérieure. Elle a l'intention de soumissionner sur les appels d'offres fédéraux pour la construction de petits et moyens navires.

Un impact économique important pour la région

Nous ce qu'on cherche à aller chercher c'est les constructions de petits et moyens navires, assure Philippe Filion, directeur des affaires publiques et corporatives du Groupe Océan. Donc les constructions de 1000 tonnes et moins, c'est-à-dire les bateaux de recherche, les bateaux de sauvetage, les bateaux halieutiques, tout ce qui est de déplacement pour la garde côtière et la défense nationale.

Il s’agit d’un contrat d'une dizaine de bateaux et de plusieurs dizaines de millions de dollars.

S'il remporte les appels d'offres, l’entreprise prévoit faire travailler l'ensemble de ses chantiers de Québec, de L'Isle-aux-Coudres et de Bas-Caraquet.

L'Impact économique il va être très réel pour la région, déclare Philippe Filion. [...] Avec les contrats fédéraux, on peut s'attendre à la création d'emplois assez majeure dans la région.

Ottawa n'a pas encore de date pour la sortie des appels d'offres, mais le ministre fédéral des pêches et des océans et de la garde côtière canadienne, Dominic LeBlanc, voit d'un bon oeil la candidature de Groupe Océan. « Ça devrait arriver bientôt, moi je sais que c'est une grande priorité », dit-il.

Un seul bémol : un rampe de halage désaffectée

Le Groupe Océan a effectivement de grandes ambitions au chantier naval de Bas-Caraquet.

Il leur manque cependant un élément majeur pour postuler sur les contrats fédéraux : une rampe de halage.

La rampe qui permet la mise à l’eau et la sortie des bateaux au chantier naval de Bas-Caraquet est aujourd’hui désaffectée.

Le Groupe Océan assure que la participation financière du gouvernement provincial dans la remise à neuf de la rampe de halage fait partie du contrat entre Fredericton et l'entreprise. Les négociations se poursuivent.

La rampe de halage ça nous la prenait pour hier, lance Philippe Filion. Un chantier maritime sans rampe de halage, c’est très limité pour son développement.

L'obtention des contrats des petits et moyens navires du fédéral et la construction d'une nouvelle rampe de halage à Bas-Caraquet sont donc liées pour le Groupe Océan. Ce dernier attend maintenant une réponse rapide des différents paliers de gouvernement.

D'après un reportage de Nicolas Steinbach