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Le chef du Parti vert veut interdire les acheteurs étrangers en Colombie-Britannique

Le chef du Parti vert Andrew Weaver veut empêcher les acheteurs étrangers d'investir dans le marché immobilier de la Colombie-Britannique.

« Ça ne peut pas durer », dit-il. « Si l'on ne peut pas freiner la demande, la situation va tout seulement empirer. »

Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande a mis en vigueur une telle interdiction au début de l'année. Le pays permet aux acheteurs étrangers d’acheter des propriétés en cours de construction, mais ils ne peuvent pas acheter des maisons qui existent déjà.

En Colombie-Britannique, M. Weaver dit que l’objectif serait de rendre plus facile aux gens de devenir propriétaire.

« Posséder une propriété c’est une source de fierté. On est capable de faire un investissement pour sa retraite. »

Interdiction pas à l’étude

Dans un courriel, la ministre des Finances Carole James dit qu’une interdiction sur les acheteurs étrangers n’est pas à l’étude comme solution au marché immobilier dans la province.

« Dans notre planification pour le budget 2018, nous évaluons les impôts en vigueur et les impôts proposés pour améliorer l’accessibilité du logement pour les Britanno-Colombiens », dit-elle.

Mme James affirme que l’évaluation se penche sur la question de la spéculation dans le marché du logement de la province, mais soutient que « les Britanno-Colombiens sont fiers d’accueillir des milliers de nouveaux venus chaque année qui renforcent notre province ».

Surtaxe proposée

Josh Gordon, professeur assistant à l’École de politique publique de l’Université Simon Fraser (SFU), propose une surtaxe sur les acheteurs étrangers plutôt qu’une interdiction.

« Les personnes qui sont propriétaires grâce à des revenus étrangers qui utilisent les services sociaux paieraient leur juste part d'impôts », explique M. Gordon.

Le budget provincial de 2018 est attendu au mois de février.