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Le chômage descend au N.-B. mais le nombre d'emplois reste stable

Le taux de chômage au Nouveau-Brunswick a baissé à 6,5 % pendant le mois de juillet, une baisse de 1,6 % par rapport à juin. S'il peut sembler s'agir d'une bonne nouvelle économiquement, un analyste de la division de la statistique du travail à Statistique Canada met un bémol.

Selon le rapport mensuel sur la force de travail de Statistique Canada, 6100 personnes se sont retirées du marché du travail néo-brunswickois pendant le mois de juillet. Durant la même période, la province a perdu 2300 emplois à temps plein, mais en a gagné 2500 à temps partiel.

« Il ne s’agit pas nécessairement de plus de personnes avec un emploi. C’est le résultat de moins de personnes actives sur le marché du travail et de moins de personnes qui se cherchent un emploi », explique Andrew Fields, analyste de la division de la statistique du travail à Statistique Canada.

Ainsi, même si le Nouveau-Brunswick a le taux de chômage le plus bas de l’Atlantique, le nombre d’emplois est demeuré relativement le même.

La plus grosse partie des travailleurs ayant cessé d’être actifs se situe dans la tranche d’âge entre 15 et 24 ans. Ils étaient 2400 à ne plus être sur le marché du travail en juillet. « Ça ne veut pas nécessairement dire qu’ils ont perdu leur emploi, précise M. Fields, il pourrait s’agir du fait qu’il y a moins de jeunes de cette tranche d’âge et que les chiffres descendent de facto. »

Deux mille personnes ayant quitté le marché du travail avaient 55 ans et plus. Et 1800 avaient entre 25 et 54 ans.

Pendant ce temps, le taux de chômage a légèrement diminué à l’Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse.

À Terre-Neuve-et-Labrador, le taux de chômage est passé de 14,9 % à 15,7 %.

À l’échelle du pays, le taux de chômage a diminué de deux dixièmes, pour s’établir à 6,3 %.

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