Faute d'argent, le Centre d'interprétation des battures et de réhabilitation des oiseaux (CIBRO) de Saint-Fulgence ferme ses portes. Le CIBRO était le seul endroit au Québec à offrir un service pour aider les oiseaux en détresse 24 heures sur 24.

« C'est très malheureux, mais on n'avait pas le choix. On ne pouvait pas mettre de sous avec des infrastructures qui ne plaisent pas pis qui sont à moitié arrangées, dangereuses pour les citoyens », explique le maire de Saint-Fulgence, Gilbert Simard.

Depuis l’ouverture du site en 1992, les fonds dédiés au CIBRO sont passés de 50 000 $ à 15 000 $ par année en raison de dissensions au conseil municipal. Ces sommes sont nettement insuffisantes pour entretenir les infrastructures qui sont endommagées.

Des arbres sont notamment tombés sur des volières et les sentiers ont été fermés à la demande des assureurs qui les ont jugés dangereux pour les visiteurs.

Avant de pouvoir rouvrir, le centre doit être rénové, l’exposition renouvelée et les sentiers refaits.

« On a un actif qui dort puis tout ce qu'on a besoin, c'est de le mettre en valeur. Fait que si on le met pas en valeur il va continuer à dépérir pis, moi, je vous le dis, c'est le vandalisme qui va se mettre là-dedans tantôt », croit le maire de Saint-Fulgence.

En partenariat avec Promotion Saguenay et le Parc Aventures Cap Jaseux, la Municipalité espère relancer les activités du CIBRO l'an prochain avec son projet de Parc ornithologique du fjord du Saguenay. Les démarches pour obtenir les 4 millions de dollars nécessaires vont bon train.

Pendant ce temps, les oiseaux blessés, malades ou orphelins sont redirigés vers le Zoo sauvage de Saint-Félicien ou la Ferme 5 étoiles de Sacré-Coeur.

Le CIBRO accueillait en moyenne 250 animaux sauvages chaque année.

D’après le reportage de Priscilla Plamondon Lalancette