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Le Collège régional de Grande Prairie augmente son offre en santé et en éducation

Le Collège régional de Grande Prairie diversifie son éventail de programmes en santé et en éducation pour répondre à la demande croissante de main-d'oeuvre qualifiée dans cette ville du nord-ouest de l'Alberta.

L’économie de la ville de plus de 63 000 habitants reposait traditionnellement sur l’exploitation des ressources naturelles. Le Collège régional de Grande Prairie offrait donc énormément de formations techniques destinées à cette industrie.

Lorsque l’économie battait son plein, les jeunes pouvaient espérer gagner un très bon salaire avec un minimum de formation, selon la vice-présidente aux études et à la recherche du collège, Susan Bansgrove.

Des données du recensement de 2016 révèlent que la moitié des habitants de plus de 15 ans n’avait pas de diplôme postsecondaire, et pour ceux qui l’avaient obtenu, la majorité détenait un diplôme technique ou un diplôme en deçà du baccalauréat.

Susan Bansgrove anticipe une demande accrue pour des diplômés de deuxième cycle dans les années à venir.

Difficile d’embaucher sur place

Tant dans le domaine de l’éducation que dans celui de la santé, les employeurs doivent sillonner le pays pour trouver leur main-d’oeuvre.

« La compétition est énorme pour recruter des médecins au Canada et à l'étranger », témoigne la directrice des opérations à l’hôpital Queen Elizabeth II, Stacy Greening. « Les gens ont tendance à rester là où ils font leurs études, mais il faut d’abord qu’ils acceptent de venir dans le Nord », ajoute-t-elle.

Parmi les programmes offerts, les étudiants du collège peuvent entre autres être formés sur place pour devenir infirmiers, ambulanciers ou ergothérapeutes. Le nouvel hôpital, prévu pour 2019, comprendra par ailleurs une aile réservée à la formation des collégiens.

Les besoins sont aussi criants en éducation : le conseil scolaire public de la région a inauguré trois nouvelles écoles depuis 2016. Environ 20 % des employés du conseil ont été embauchés récemment et ont moins de cinq ans d’expérience.

Susan Bangrove explique que la demande simultanée en santé et en éducation présente un défi de taille pour le collège, qui tente tant bien que mal de subvenir aux besoins des employeurs de la région.

D’après le reportage de Zoe Todd