Le 11e Colloque de l'industrie éolienne s'ouvrira lundi midi à Gaspé. Au total, 225 participants sont attendus.

Plusieurs conférences sont à l’ordre du jour, notamment sur le stockage de l’énergie et l’optimisation de la production des parcs éoliens.

C’est toutefois le thème de l’exportation de l’électricité qui retiendra l’attention de la plupart des congressistes.

Avec un marché de l’énergie saturé au Québec, d’où l'absence de nouvelles commandes de la part de la société d’État Hydro-Québec, tous les regards se tournent vers les marchés potentiels hors de la province.

Au Canada, nos yeux se tournent maintenant vers les provinces de l’Ouest, telles que l’Alberta et la Saskatchewan, qui ont lancé des appels d’offres au cours de la dernière année.

Le marché américain et les orientations du gouvernement Trump seront nécessairement abordés, mais aussi les ouvertures du côté de l’Europe. En effet, même si les pays européens sont les pionniers mondiaux en éolien, l'industrie québécoise croit qu’il est réaliste de penser pouvoir profiter de l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne.

Le directeur général du TechnoCentre éolien, Frédéric Côté, en veut pour preuve la présence sur le marché européen d’entreprises québécoises qui exploitent des télescopes pour inspecter des pales.

Le directeur du Technocentre ajoute que l’expertise développée, entre autres, en ce qui a trait à la production d’énergie éolienne dans un contexte de grand froid est aussi exportable.

« On pense, précise M. Côté, à des systèmes de protection contre le givre, à des systèmes d’opérations et de maintenance. » On parle aussi, au niveau d'expertises... On a des entreprises québécoises qui sont déjà présentes sur le marché européen avec des télescopes pour faire l'inspection des pales. »

Le 11e Colloque de l’industrie éolienne est organisé par le TechnoCentre éolien et se déroulera jusqu’à mercredi midi.

Plus d'articles

Commentaires