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Le comté de Norfolk mise toujours sur l'agriculture

Le comté de Norfolk continue d'encaisser le coup de la fermeture annoncée de l'usine Siemens de Tillsonburg, troisième usine à fermer ou à supprimer des centaines d'emplois depuis un an dans la région. L'agriculture reste heureusement le plus important secteur de l'économie du comté de Norfolk.

Un texte de Colin Côté-Paulette

En raison de l'étendue de ses champs, on surnomme le comté de Norfolk le jardin de l'Ontario. Les plus importantes productions d'asperges, de soya et de ginseng au Canada s'y trouvent.

Selon la chambre de commerce de la région de Delhi, 1800 agriculteurs sont établis dans la région. Ensemble, ils produisent en moyenne 519 millions de dollars de denrées par année.

« Comme le climat continue de se réchauffer et qu'on est près du lac Érié, ça crée un climat modéré idéal », explique le président de la chambre de commerce, Jim Norman.

Certains agriculteurs du coin se sont même lancés dans l'agrotourisme récemment.

« Il y a plus de tourisme maintenant. Les gens viennent visiter les fermes et les producteurs en profitent », indique M. Norman.

Manque de relève

Plusieurs agriculteurs se butent maintenant à un obstacle générationnel. Leur descendance ne souhaite pas reprendre la ferme familiale, comme cela se faisait traditionnellement.

« Le problème c'est que la succession n'est souvent pas planifiée. Toutes les régions comme la nôtre au Canada ont le même problème », souligne M. Norman.

Ceinture du tabac

On surnomme aussi la région « la ceinture du tabac », puisqu'on y cultive la plante depuis près de 100 ans.

Malgré tous les règlements qui nuisent à l'industrie, on estime que 15 millions de livres de tabac sont produites par année dans le comté.

Les producteurs de tabac ont toutefois diversifié leurs cultures. Ils font souvent pousser plusieurs types de légumes en plus du tabac.

« Les marges de profit pour les producteurs de tabac sont assez minces. Avant, c'était l'association des producteurs qui négociait les quantités et les prix. Maintenant les cultivateurs doivent négocier directement avec les entreprises qui achètent le tabac; ils sont à leur merci », déplore-t-elle.

M. Gilvesy ajoute que les prix de l'essence et de l'électricité continuent d'augmenter, mais pas celui du tabac.

Une grande perte

Le député d'Oxford, Ernie Hardeman, rappelle toutefois qu'une bonne partie de la population compte toujours sur le secteur industriel de la région.

« Dans une municipalité comme Tillsonburg, la fermeture de l'usine Siemens aura un impact majeur sur toute la communauté », affirme le député.

Une partie de la population espère que d'autres grandes industries viendront s'installer dans le jardin de l'Ontario.

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