À Baie-Comeau, jeudi, le PDG du Conseil de l'industrie forestière du Québec, Denis Lebel, s'est dit optimiste par rapport au conflit qui oppose le Canada aux États-Unis.

Une cinquantaine de représentants d'entreprises étaient rassemblés à l'invitation de la Chambre de commerce de Manicouagan.

Denis Lebel a fait valoir que les compagnies canadiennes qui exportent du bois d'oeuvre aux États-Unis profitent de l'abondance des chantiers de construction outre-frontière et de la faiblesse du dollar canadien.

Il reconnaît que l'horizon pour l'industrie demeure instable, mais il croit que les conflits, notamment sur le bois d'oeuvre et le papier journal, se concluront à la faveur du Canada.

Son optimisme est fondé sur l'historique des négociations : « Quand t'as eu quatre en quatre, je pense qu'on aura cinq en cinq, autant dans le bois d'oeuvre que dans le papier non couché. Je pense qu'on aura raison. »

Il admet par ailleurs que l'attente de cette réponse est désagréable, mais il demeure très positif.

Selon la directrice associée au développement industriel chez Innovation et développement Manicouagan, Karine Otis, le défi sur la Côte-Nord consiste à valoriser davantage la matière issue de la forêt.

L'offre de produits diversifiés tels que granules, charbon de bois et biocarburant liquide ou solide, semble porteuse d'avenir.

Des produits qui utiliseraient la cellulose du bois comme fibre nourrissante trouveraient aussi leur place, notamment dans le domaine de la santé.

Avec les informations de Marlène Joseph-Blais

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