Retour

Le départ de la LCBO du centre-ville de Hawkesbury suscite de l'inquiétude chez certains commerçants

Le vieux proverbe « Le malheur des uns fait le bonheur des autres » illustre bien le climat qui règne ces jours-ci au sein de la communauté des affaires du centre-ville de Hawkesbury. Au cœur de cette histoire : la Régie des alcools de l'Ontario, la LCBO, qui vient d'annoncer qu'elle allait déménager sa succursale, établie au centre-ville depuis 1982, dans une zone commerciale en expansion en bordure de la route de comté 17.

Un texte de Denis Babin

L’ouverture de la nouvelle surface, qui sera deux fois plus grande en superficie que le magasin actuel, se fera le printemps prochain.

« Ce nouveau magasin […] va nous permettre d’offrir une plus grande sélection de produits à nos clients », indique la LCBO dans un courriel.

De toute évidence, ce déménagement fait le bonheur des autres commerces déjà établis dans le nouveau pôle commercial, mais aussi celui de clients comme Gilles Lalonde.

« Je pense que c’est une bonne idée. Il va y avoir plus de stationnements », indique ce résident de Grenville-sur-la-Rouge au Québec.

Inquiétudes au centre-ville

Il va sans dire que plusieurs commerçants de la rue Principale ne partagent pas cet enthousiasme, car le départ du détaillant signifie aussi l’exode de sa clientèle.

L’an dernier, la succursale de la LCBO de Hawkesbury a conclu plus de 300 000 transactions.

Autrement dit, c’est beaucoup de monde qui ne viendra plus faire ses emplettes d’alcool au centre-ville.

Sunny Zhang, propriétaire d’un centre de vinification, s’interroge sur l’impact qu’aura le déménagement de la LCBO qui constitue l’un des piliers de l’activité économique sur la rue Principale.

« Pour nous ici, pour Hawkesbury, ce n’est pas une très bonne nouvelle. C’est moins de volume pour la Main Street », indique le commerçant.

Stéphane Jeaurond, propriétaire d’une épicerie-boucherie, abonde dans le même sens.

« [La LCBO] amène quand même de l’achalandage additionnel que nous n’avons pas habituellement. En allant chercher une petite bouteille de vin, bien [la clientèle] vient chercher de la viande, que ce soient des brochettes, un steak ou un rôti », explique ce dernier.

« Une décision d’affaires »

Pour la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, « c’est une décision d’affaires ».

Dans ce dossier, une seule chose lui importe.

« Pourvu qu’ils restent à Hawkesbury », a-t-elle indiqué lors d’une réunion récente où il a été question du déménagement de la succursale.

N’empêche, l’exode des commerces vers la route 17 se poursuit.

Entre-temps, les locaux commerciaux à louer, qui abondent au centre-ville, ne trouvent pas preneur.

Plus d'articles

Commentaires