L'entrepreneur suédois Ingvar Kamprad est mort dimanche, dans sa résidence, à l'âge de 91 ans, a annoncé le groupe Ikea sur son compte Twitter.

Le millionnaire controversé a fondé le géant de l’ameublement à l'âge de 17 ans, dans la région du Småland, dans le sud de la Suède.

Le nom « Ikea » vient d’ailleurs des initiales de M. Kamprad (I.K.) et de la première lettre de la ferme familiale, Elmtaryd, et de la première lettre de la paroisse d’Agunnaryd où elle se trouvait.

« C'était un entrepreneur unique qui a eu une grande importance pour l'économie suédoise », a déclaré le premier ministre suédois Stefan Löfvén à l'agence TT.

L’homme a commencé son aventure entrepreneuriale en revendant à bicyclette des boîtes d’allumettes qu’il achetait en grande quantité à Stockholm. Il a ensuite utilisé des camions de distribution de lait pour livrer divers produits que les gens pouvaient commander à l’aide d’un catalogue.

Dès 1950, il 'est mis à vendre des meubles bas de gamme produits par une usine de sa région natale et, devant l'importance de la demande, a décidé de se concentrer sur le marché de l’ameublement et de lancer le concept maintenant célèbre des meubles prêts à assembler.

Controverses

La personnalité terre-à-terre et la simplicité dans laquelle il semblait vivre ont marqué l’image publique d’Ingvar Kamprad.

Dans un inventaire de ses biens immobiliers soumis aux autorités fiscales suédoises en 2013, il a été confirmé que l’homme d’affaires et sa femme vivait dans un certain confort, mais non pas dans une opulence démesurée.

Le couple possédait deux voitures, une Skoda 2008 et une Volvo 1993, et la fortune de M. Kamprad était alors évaluée à 750 millions de couronnes (environ 117 millions de dollars canadiens), bien en dessous des estimations faites par des magazines comme Forbes.

L’homme d’affaires a également semé la controverse à quelques occasions.

En 1994, un journal suédois rapportait que M. Kamprad avait eu des sympathies pour le nazisme dans les premières années de la Deuxième Guerre mondiale. Il avait également des liens avec le chef du mouvement fasciste en Suède.

Il a reconnu « une erreur de jeunesse » dans un livre publié en 1998, disant avoir été influencé par les visions politiques de sa grand-mère d’origine allemande.

Ingvar Kamprad a aussi eu des démêlées avec la fiscalité de la Suède, où les taux d'imposition sont parmi les plus élevées au monde, décidant même d’aller vivre en Suisse de 1977 à 2014.

Depuis quelques années, il s’était retiré du conseil d’administration de l’entreprise, laissant sa place à ses trois fils.