Retour

Le gouvernement Couillard prêt à aider Ubisoft au besoin

Québec dément que le fabricant de jeux vidéo français Ubisoft Entertainement SA a approché Investissement Québec afin d'obtenir du financement dans le but d'éviter une prise de contrôle par son concurrent Vivendi SA, comme l'annonçait mardi le Globe and Mail.

Selon la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, c'est plutôt Québec qui a contacté l'entreprise il y a « plusieurs mois », après avoir appris que celle-ci pourrait faire l'objet d'une offre d'achat, sollicitée ou non.

« Ce qu'on leur a dit, c'est qu'on est toujours ouvert à des projets porteurs », a précisé la ministre lors d'une mêlée de presse dans les corridors de l'Assemblée nationale.

Elle n'a pas voulu préciser la nature de l'aide que pourrait apporter Québec, le cas échéant,  mais a souligné que les crédits d'impôt dont l'entreprise profite font partie du « contexte favorable » qui explique leur présence au Québec.

Selon la ministre Anglade, le gouvernement a des « contacts » réguliers avec Ubisoft afin de s'assurer non seulement « que les 3000 emplois restent » au Québec, mais aussi que la firme profite de l'« énorme croissance internationale dans le domaine du jeu vidéo ».

Mme Anglade a néanmoins souligné qu'Ubisoft et Vivendi sont « deux compagnies françaises cotées en bourse », soulignant du coup que Québec n'a pas de prise réelle sur l'issue de ces pourparlers. 

La ministre Anglade a cependant indiqué au Globe and Mail qu'« une prise de contrôle non sollicitée n'est jamais le scénario souhaité ».

Québec avait acheté une participation de 4,5 % des actifs d'Ubisoft en 2010, participation dont le gouvernement s'est toutefois départi depuis, par le biais de la Société Générale de financement (SGF).

Selon le quotidien torontois, Ubisoft tente aussi de recruter des investisseurs canadiens à Montréal et à Toronto. L'entreprise aurait approché une douzaine d'investisseurs potentiels.

La recherche d'investisseurs est seulement l'une des mesures entreprises par Ubisoft pour renforcer sa position face à sa rivale.

La famille Guillemot, qui a fondé Ubisoft, a aussi accru sa participation à 13 % tout en s'assurant de mettre la main sur 22 % des actions votantes. La société a également offert à ses salariés d'acquérir des actions.

Il apparaît peu probable que Vivendi ferme les installations montréalaises d'Ubisoft dans l'éventualité d'une prise de contrôle, mais les actifs de la province seraient mieux protégés si l'entreprise demeurait entre les mains d'Ubisoft.

Plus d'articles

Commentaires