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Le gouvernement de la Saskatchewan salue la relance du projet d'oléoduc Keystone XL

Le premier ministre de la Saskatchewan Brad Wall accueille favorablement la décision de Donald Trump de relancer le projet d'oléoduc Keystone XL, qui passe par le sud-ouest de la Saskatchewan.

Dans une déclaration écrite, Brad Wall affirme qu’il s’agit d’une victoire pour les industries énergétiques du Canada et des États-Unis, pour les consommateurs d'énergie et pour la sécurité énergétique.

Selon lui, le pipeline Keystone XL apportera chaque année 1,3 million de dollars de revenus supplémentaires en taxes foncières à la Saskatchewan, et pourrait relancer les activités du constructeur de pipelines EVRAZ, basé à Regina.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles Dustin Duncan estime lui aussi qu’il s’agit d’un beau jour pour le Canada et la Saskatchewan. En conférence de presse, il a déclaré que la construction des 530 kilomètres du pipeline en Alberta et en Saskatchewan permettra de créer plus de 2000 emplois au Canada.

M. Duncan reconnaît que le pétrole saskatchewanais ne sera pas transporté par Keystone XL, mais croit que le pipeline va augmenter la capacité de déplacer le pétrole de l’Ouest canadien rapidement vers les marchés internationaux. Cela pourrait réduire l’écart des prix entre le pétrole de l'Ouest canadien, moins cher, et le pétrole américain (WTI), selon le ministre.

Dustin Duncan croit que la Saskatchewan va être gagnante et que les autres ressources de la Saskatchewan pourront être transportées par train.

Le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan accueille aussi favorablement la signature des décrets présidentiels américains visant à relancer les projets d'oléoducs Keystone XL et Dakota Access.

Par voie de communiqué, la porte-parole du NPD en matière d'environnement, Cathy Sproule, estime que les pipelines sont le moyen le plus sécuritaire pour acheminer le pétrole à destination.

L’administration de l’ancien président américain Barack Obama avait rejeté le projet d’oléoduc parce que Keystone XL aurait nui au rôle de son pays dans la lutte aux changements climatiques, mais aussi parce que le département d'État américain n'y voyait pas de bénéfice économique important à long terme.

Le pipeline Keystone XL doit transporter du pétrole des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'au Texas, en traversant le sud-ouest de la Saskatchewan.

Une municipalité rurale comblée

Le pipeline traverse la municipalité rurale d’Arlington, dans le sud-ouest de la province. « Cette nouvelle est très bien accueillie », se réjouit le préfet de la communauté, Don Lundberg.

Le préfet indique que plusieurs oléoducs traversent la municipalité rurale, et qu’il n’y a jamais eu de problèmes. Un oléoduc de TransCanada est déjà présent à cet endroit, et génère environ 370 000 $ annuellement en impôts pour la communauté, explique M. Lundberg.

Ce dernier anticipe également de la création d’emplois durant la construction du pipeline et cinq ou six postes permanents après la construction, ce qui est significatif pour sa petite communauté, dit-il.

Inquiétudes quant à la pollution

L’écologiste et membre de la Société environnementale de la Saskatchewan David Henry s’inquiète de la hausse de la pollution que pourrait engendrer ce pipeline. Il explique que Keystone XL pourrait entraîner une augmentation des activités des sables bitumineux de l’Alberta et, en fin de compte, de la pollution atmosphérique.

Cette pollution se retrouve ensuite en grande partie dans le nord de la Saskatchewan, souligne M. Henry, ce qui entraîne des pluies acides. « Le nord de la Saskatchewan a été identifié comme une des régions les plus vulnérables aux pluies acides », explique-t-il.

David Henry admet toutefois que les ressources non renouvelables sont une partie importante de l’économie provinciale, mais qu’il vaut mieux prendre son temps et bien comprendre les conséquences possibles d’un tel projet avant d’aller de l’avant.

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