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Le gouvernement du N.-B. rend publiques ses ententes avec Groupe Océan au sujet de la cale sèche flottante

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a rendu publics les contrats de construction et de location de l'immense cale sèche flottante qui est en construction, par l'entreprise Groupe Océan, au chantier naval de Bas-Caraquet. Ces documents sont dévoilés à la suite de demandes en vertu de la Loi sur le droit à l'information et la protection de la vie privée.

Un texte de René Landry

Groupe Océan construit la cale sèche, mais c'est la province du Nouveau-Brunswick qui en sera la propriétaire, au coût prévu d'un peu plus de 12 millions et demi de dollars. Groupe Océan doit livrer la cale sèche dans les 30 mois après la date de la signature du contrat, soit le 24 octobre 2016. Groupe Océan doit ensuite louer la cale sèche, sur une période de 20 ans à un coût de base de 731 782 $ par an. L'entreprise québécoise a une option d'achat exclusive et irrévocable de la cale sèche.

Plusieurs informations de nature technique sur la construction de la cale sèche ont été caviardées sur les documents rendus publics par la province. Il s'agirait d'éviter que des concurrents de Groupe Océan mettent la main sur de telles informations.

En avril 2016, un porte-parole de Groupe Océan, Philippe Filion, avait révélé à l'émission radiophonique L'Heure juste, de Radio-Canada Acadie, que c'est la province du Nouveau-Brunswick qui allait financer la construction de la cale sèche et en être propriétaire. Cette information n'avait pas été partagée aux contribuables par le gouvernement provincial. Cet élément avait alors suscité passablement de réactions.

Les contrats de construction et de location de la cale sèche semblent refléter ce que les élus provinciaux avaient par la suite dû expliquer sur la nature des ententes avec Groupe Océan. Chez Groupe Océan, on ne voit pas de problème avec les informations qui ont été rendues publiques.

« Lorsque le gouvernement est devenu propriétaire du centre naval, il y a eu une demande de renégocier l'ensemble des ententes qui avaient été établies précédemment avec le chantier », rappelle le porte-parole de Groupe Océan, Philippe Filion. Nous sommes très à l'aise avec ce qu'on a renégocié avec le gouvernement. »

« Il y a quelques ratures dans les documents qui ont été rendus publics », indique M. Filion. Ce sont avant tout des informations d'ordre commercial qui protègent le développement futur du chantier. Puisqu'on vit dans un monde de concurrence, il est important que le chantier puisse opérer sans que les concurrents aient de l'information sur ses manières et ses frais d'exploitation. »

Par ailleurs, le gouvernement provincial n'a pas encore rendu publique son entente avec Groupe Océan sur la location et l'utilisation du chantier naval de Bas-Caraquet, devenu une propriété de la province à la suite de difficultés financières.

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