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Le gouvernement NPD étudie la taxe sur les acheteurs étrangers

Le nouveau gouvernement de la Colombie-Britannique compte étudier les impôts sur les acheteurs étrangers dans la région de Vancouver et le programme de prêt sans intérêt pour déterminer si ces mesures ont amélioré l'abordabilité du logement.

Selina Robinson, ministre du Logement, a indiqué lundi qu’elle travaillerait avec sa collègue Carole James, ministre des Finances, pour examiner les données des transactions immobilières.

« Je ne sais pas si nous allons l’éliminer », a-t-elle remarqué au sujet de la taxe de 15 % qui a été introduite dans la région de Vancouver il y a presque un an par l'ancien gouvernement libéral.

Mme Robinson a noté que les effets calmants des impôts fonciers sur le marché immobilier ont diminué depuis ce temps. L’été dernier, avant l’introduction de la taxe, les acheteurs étrangers étaient impliqués dans 13,2 % de toutes les transactions immobilières dans le Grand Vancouver. Ce pourcentage a chuté à 2,6 % pour les transactions entre le 2 août, la date d’entrée en vigueur de la taxe, et la fin de l’année.

Cependant, les prix de l’immobilier continuent de grimper dans la région. D’après le Conseil immobilier du Grand Vancouver, le prix de référence pour toutes les propriétés dans la région a grimpé à 998 700 dollars en juin, soit 7,9 % de plus qu'à la même période il y a un an.

Tsur Somerville, directeur du Centre d’économie urbaine à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), dit que c’est possible que l’impôt ait diminué l’intérêt des acheteurs étrangers. Cependant, il suggère qu’une autre explication serait que les acheteurs étrangers évitent maintenant de s’identifier comme tels ou qu’ils s’intéressent plutôt aux propriétés qui ne sont pas visées par la taxe.

L’impôt foncier sur les acheteurs étrangers était une décision controversée du gouvernement précédent et avait incité une procédure de recours collectif. La plainte attend une audience au début du mois de novembre et prétend que la taxe est inconstitutionnelle, ce que le gouvernement libéral avait nié au mois de mai.

Mme Robinson n’a pas confirmé si le gouvernement NPD irait devant les tribunaux pour se défendre. Elle dit qu’une taxe de 2 % sur les propriétés inoccupées, une promesse électorale du NPD, est aussi à l’étude.

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