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Le lin maintenant couvert par l'assurance récolte

De nouvelles dispositions de l'assurance récolte pourraient inciter les agriculteurs de la région à cultiver le lin.

Un texte de Julie Tremblay

Dès l'été 2018, les agriculteurs qui produisent du lin auront accès à un nouveau programme d'assurance récolte pour les cultures émergentes. Le seigle, la gourgane, la féverole et le chanvre seront également couverts par cette nouvelle protection.

Alors que la Mitis tente depuis près d'une dizaine d'années d'implanter une usine de transformation du lin dans la région, cette nouvelle couverture représente un pas de plus vers la réalisation du projet. Pour y arriver, il faudrait que la région multiplie par 12 le nombre d'hectares de terre où l'on produit cette plante.

« On ne cultive plus sans assurer nos récoltes », dit le président des producteurs agricoles, Gilbert Marquis. Selon lui, ces nouvelles dispositions rendent la culture du lin beaucoup plus intéressante pour les agriculteurs.

Le producteur laitier Jean Côté, qui produit du lin depuis près de 10 ans, affirme pour sa part qu'il va doubler ses superficies cet été, puisqu'il pourra assurer ses récoltes.

Des vaches plus productives et moins polluantes

La Coop Purdel achète maintenant les graines de lin produites dans la Mitis pour en faire de la nourriture pour le bétail, ce qui donne aussi aux producteurs la possibilité d'écouler leurs surplus.

L'ajout de ces graines à l'alimentation des vaches a plusieurs effets bénéfiques, notamment sur la fertilité des vaches et sur leur production de lait, qui peut augmenter jusqu'à 4 %, selon le professeur au département des Sciences animales de l'Université Laval, Yvan Chouinard.

Il précise que les graines de lin peuvent facilement être transformées pour être intégrées à l'alimentation des vaches.

M. Chouinard ajoute que l'ajout de graines de lin dans l'alimentation des vaches permet de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre jusqu'à 12 %, en plus de produire un lait plus riche en Oméga 3.

Les détails de cette nouvelle assurance récolte pour les cultures émergentes doivent être dévoilés par la Financière agricole à la fin février.