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Le lock-out à l'ABI franchit la barre des six mois

Cela fait six mois jour pour jour que la direction de l'aluminerie ABI, à Bécancour, a déclenché un lock-out en pleine nuit pour les 1030 employés syndiqués.

Quelques heures avant le déclenchement du lock-out, le 11 janvier dernier, ces employés du syndicat des Métallos avaient massivement rejeté une offre finale de l'employeur.

Après des mois de silence radio entre les parties, employeur et syndicat sont actuellement de retour à la table de négociations avec le médiateur Lucien Bouchard.

Le syndicat des Métallos a fait une sortie publique la semaine dernière, notamment pour dénoncer l’intention de la direction de l'ABI de supprimer environ 200 postes.

Des syndiqués rencontrés mercredi en face de l'usine sont déçus d'être encore en arrêt de travail, après six mois. D'autres gardent le moral en se disant que l'été est une meilleure saison pour faire le pied de grue à l'extérieur.

Une situation difficile pour les sous-traitants

Pendant ce temps, les sous-traitants de l'aluminerie ont tenté de s'adapter, mais n'ont pas réussi à replacer tous leurs employés.

C’est notamment le cas au sein du Groupe MBI de Bécancour, un des sous-traitants de l’ABI depuis plus de 20 ans.

Le président de l’entreprise, Luc Blanchette, a rapporté que des 80 travailleurs qu’ils employaient avant le début du conflit à l’ABI, près de la moitié n’ont pas réussi à se retrouver du travail.

J'en ai plusieurs que j'ai réussi à replacer dans d'autres contrats que nous avons dans d'autres alumineries ou d'autres usines, mais ce n'est pas tout le monde et pour certains emplois, ce ne sont pas les mêmes conditions de travail, ce ne sont pas es mêmes salaires, ajoute-t-il.

D'autres sous-traitants de Bécancour qui ont moins d'employés, comme Hydrexel et H.M. Métal, ont réussi à trouver d'autres contrats.