Le lock-out qui perdure depuis plus d'une semaine à l'Aluminerie ABI de Bécancour crée de l'incertitude à Baie-Comeau. L'usine est l'une des trois que possède Alcoa au Québec. Des travailleurs nord-côtiers espèrent que le phénomène en cours en Mauricie ne se répétera pas à l'aluminerie Alcoa de Baie-Comeau au cours des prochaines années.

Les employés de l'aluminerie de Baie-Comeau observent de loin leurs confrères de Bécancour qui se relaient devant l'usine d'ABI pour protester contre le lock-out. Avec une convention collective à renouveler dans un an, les travailleurs de Baie-Comeau craignent qu'une tempête semblable se pointe à l'horizon.

Le maire Yves Montigny suit aussi attentivement ce qui se passe en Mauricie. Selon lui, les décisions prises par les dirigeants d'Alcoa pour les deux autres usines du Québec pourraient éventuellement avoir des répercussions sur la Côte-Nord.

Le président du Syndicat national des employés de l'aluminium de Baie-Comeau, Michel Desbiens, n'a pas voulu accorder d'entrevue.

Dans un communiqué conjoint avec la Fédération de l'industrie manufacturière, il dénonce toutefois le lock-out déclenché à Bécancour. Michel Desbiens affirme que la situation des travailleurs d'ABI interpelle ceux de Baie-Comeau et qu'ils sont préoccupés par les questions relatives au régime de retraite et à l'ancienneté.

Le syndicat se prépare à la négociation d'un nouveau contrat de travail. La convention collective des employés de l'aluminerie de Baie-Comeau est en vigueur jusqu'au 31 mai 2019.

Postes à pourvoir

Par ailleurs, l’aluminerie Alcoa de Baie-Comeau a annoncé vendredi qu’elle souhaitait procéder à l’embauche d’une quinzaine d’employés occasionnels.

Selon le directeur général de l’aluminerie, Éric Lavoie, l’embauche permettra de s’adapter aux fluctuations des commandes.

L’aluminerie note également que d’ici les cinq prochaines années, 25% des employés de l’usine pourront prendre leur retraite.

Avec les informations de Marlène Joseph-Blais