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Le manque de bois pourrait entraîner un congé forcé chez Arbec

Des difficultés d'approvisionnement en bois vers l'usine d'Arbec à Port-Cartier pourraient forcer l'entreprise à suspendre un quart de travail.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

Depuis l'an passé, une pénurie de chefs de train chez ArcelorMittal oblige la minière à réduire le trafic sur le chemin de fer reliant Port-Cartier à ses installations près de Fermont. Le manque de personnel freine le transport du minerai, mais également celui du bois destiné à Arbec, transporté sur ce même chemin de fer.

Or, en raison de ces retards d'approvisionnement, « la cour de bois est basse » chez Arbec. En raison de ce manque de matière première, la compagnie pourrait être contrainte de suspendre un des deux quarts de travail de son usine. Le représentant du syndicat Unifor, Martin Dugas, estime qu'un peu moins de la moitié des 140 salariés pourraient être touchés.

Selon lui, cette réduction de personnel pourrait toutefois correspondre avec la fermeture du moulin à scie pour deux semaines en mai, pour des rénovations.

Les représentants d'Arbec n'ont pas voulu préciser quand ces mises à pied temporaires pourraient survenir ni combien de temps elles pourraient durer.

Du côté d'ArcelorMittal, on estime que la pénurie de main-d'œuvre de conducteurs de train devrait se résorber fin août, au moment de la fin de la formation des nouveaux conducteurs.