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Le marché des condos a toujours le vent dans les voiles à Montréal

Un peu partout à Montréal, elles poussent; les tours en copropriété continuent de se multiplier dans la métropole, et ce ne sont pas les prix parfois très élevés qui découragent les acheteurs.

Tout juste à côté du Centre Bell, le complexe immobilier des Canadiens croît lentement, et les unités d'habitation s'y vendent comme de petits pains chauds.

Dans la deuxième tour toujours en construction, tout est déjà vendu. Une troisième tour doit prochainement venir s'ajouter au projet immobilier dont la popularité ne se dément pas.

Au bureau des ventes de cette troisième tour, on propose de visiter les futures résidences à l'aide de la réalité virtuelle, en plus de rencontrer Guy Carbonneau, ex-hockeyeur et ancien entraîneur du CH.

« D'avoir accès au Centre Bell, au métro, au train [de banlieue] juste à côté, je pense que c'est un avantage pour les gens qui veulent acheter ici », estime-t-il, tout en rappelant qu'avant la mise en chantier du projet immobilier, les alentours du Centre Bell étaient « délabrés » et sous-développés depuis des années.

Pluralité des offres

Ce n'est pourtant pas le choix qui manque dans le centre-ville de Montréal. On y trouve quelque 8000 condos neufs offerts dans les bureaux de vente et répartis entre une cinquantaine de projets.

L'an dernier, 3400 unités ont trouvé preneur dans le quartier, un record.

Mais qui achète ces condos? « C'est très diversifié », explique Paul Cardinal, directeur de l'analyse du marché à la Fédération des chambres immobilières du Québec.

« Disons que la principale clientèle, c'est les professionnels qui sont seuls, ou en couple sans enfant. Mais il y a aussi un peu d'investisseurs, qu'ils soient originaires d'ici ou de l'étranger, parce qu'il y a environ une copropriété sur quatre qui est offerte en location. »

Pour l'instant, toutefois, ces investisseurs sont peu nombreux sur le marché, y compris lorsque l'on compare la métropole aux autres grandes villes du pays : s'ils représentent 1 % des acheteurs-locateurs à Montréal, ils sont 4 % à Toronto et 8 % à Vancouver.

Les prix de l'immobilier sont par ailleurs plus élevés dans ces deux villes, rappelle M. Cardinal.

Et pour l'instant, les banlieusards vendant leur résidence au moment de la retraite n'alimentent pas pour l'instant le boom immobilier à Montréal, poursuit le responsable de la Fédération des chambres immobilières du Québec.

Car même si ceux-ci vendent leur domicile, ils demeurent habituellement en périphérie de Montréal.

Avec les informations de Sarah Sanchez et Michel Marsolais