Retour

Le marché résidentiel d'Halifax attire de plus en plus d'acheteurs chinois

Les agents immobiliers de la région d'Halifax remarquent une hausse récente du nombre d'acheteurs originaires de la Chine. Selon les données de l'Association des agents immobiliers de la Nouvelle-Écosse, ils sont au moins quatre fois plus nombreux qu'il y a cinq ans.

Chaque année, on rapporte environ 5 000 transactions immobilières à Halifax. Parmi elles, de  50 à 200 maisons sont vendues à des acheteurs étrangers, surtout des Chinois. Il y a cinq ans, il se vendait environ 50 maisons à des étrangers.

Le président de l’association, Matthew Honsberger, souligne que les acheteurs chinois recherchent généralement de grandes maisons luxueuses. Il croit que les nouvelles règles sur l’achat de résidences, à Vancouver et Toronto, expliquent le phénomène.

« Vancouver a augmenté sa taxe pour les acheteurs étrangers », dit-il. « Beaucoup d’entre eux ont regardé ailleurs et la Nouvelle-Écosse se distingue pour sa qualité de vie, tout en étant abordable. »

Charmes de l’océan

Zhihang Zhou et sa conjointe Ziyan Xiong ont récemment acheté leur première maison, à Halifax. Ils ont tous les deux succombé au charme de la ville lors de leurs études à l’Université Saint Mary’s. « Pour des gens comme nous, c’est l’endroit idéal », affirme Ziyan Xiong.

Les grands espaces, le rythme de vie et la mer les ont conquis. « Nous avons tous les deux grandi dans des villes éloignées de l’océan », dit-elle. « C’est toujours extraordinaire de voir tous ces points de vue. Nous préférons un rythme de vie plus lent et nous n’aimons pas les grandes villes. »

Mais il y a aussi le marché immobilier, qui est relativement abordable comparativement aux autres villes canadiennes. Ils ont acheté une maison de cinq chambres à coucher pour 600 000 $, une véritable aubaine pour eux.

« Pour le même prix, on a plus grand et plus beau », dit Zhihang Zhou. Ils estiment que la même maison leur aurait coûté de quatre à cinq millions de dollars à Vancouver et Toronto.

Flambée immobilière?

Matthew Honsberger croit qu’il y aura une hausse des prix des maisons, surtout des résidences de luxe. Mais selon lui, les retombées économiques en valent la peine.

Alexandra Baird Allen, de la firme immobilière Turner Drake & Partners, estime pour sa part qu’Halifax a besoin d’immigrants afin d’alimenter sa croissance économique, particulièrement avec le vieillissement de la population. Elle croit qu’il est trop tôt pour déterminer avec précision l’effet de l’immigration chinoise sur les prix des maisons à Halifax.

Mais elle ne pense pas qu’il faut s’en inquiéter. « Il n’y a pas qu’un seul facteur qui influence les prix des maisons », dit-elle. « Il est peu probable que l’on constate une flambée des prix comme à Toronto ou Vancouver. »

Alexandra Baird Allen souligne que les provinces atlantiques ont un marché de l’immobilier extrêmement stable. « C’est une très bonne chose et je ne crois pas que ça va changer. »

Plus d'articles