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Le modèle du REM intéresse les Américains, selon le PDG de la Caisse

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui supervise la construction du projet de Réseau express métropolitain (REM) par l'entremise de sa filiale CDPQ Infra, est engagée dans des pourparlers pour développer des projets semblables aux États-Unis.

Dans une entrevue accordée à Bloomberg, publiée vendredi, le président-directeur général de la Caisse, Michael Sabia, dit avoir reçu « beaucoup d’intérêt de la part de maires de grandes villes américaines et de gouverneurs d’États ».

« Je ne peux pas en dire davantage, ajoute-t-il, parce ces conversations demeurent confidentielles. »

Interrogé à savoir si la CDPQ devra d’abord prouver le succès du REM avant qu’un projet similaire soit développé à l’étranger, M. Sabia répond qu’il ne le sait pas encore.

« Mais ce que je sais, dit-il, c’est qu’avant que nous embarquions dans un autre projet du genre, nous voudrons avoir accompli des progrès significatifs dans la construction du réseau [à Montréal]. »

« Nous voulons nous assurer de bien livrer la marchandise ici, parce que ce projet a toujours été une preuve de la validité du concept dans notre esprit », ajoute le PDG de la Caisse.

Michael Sabia affirme être « convaincu qu’il existe des marchés très intéressants » à l’extérieur du Québec pour un projet porté par une caisse de retraite.

Il ajoute du même souffle que le projet suscite de l’intérêt de la part d’autres provinces canadiennes, quoiqu’« un peu moins avancé » que celui témoigné par nos voisins du sud.

Dans cette même entrevue à Bloomberg, le PDG de la Caisse a rappelé qu’il avait d’abord espoir de voir les premiers trains sur les rails du réseau montréalais en 2020, mais que la mise en service du projet est maintenant prévue pour « l'hiver ou le printemps 2021 ».

Quant aux coûts du REM, il affirme que le budget initial avait un peu augmenté en raison notamment de l’ajout de trois stations, mais sans plus.

Par ailleurs, Michael Sabia soutient qu’il n’a pas de craintes en ce qui a trait au rythme des avancées du REM.

« Le projet se déroule mieux que ce à quoi nous nous attendions, dit-il, en matière d’approbation du projet, du financement dont nous avions besoin de la part des deux paliers de gouvernement et du processus d’appels d’offres. »

Finalement, M. Sabia souligne que la Caisse a dû procéder à d’importants changements à l’interne afin d’entreprendre un virage qui lui permettrait non seulement de financer un projet comme le REM, mais aussi de le concevoir.

« Nous avons dû bâtir une nouvelle équipe en entier qui est capable de s’occuper de la planification de projet, de la gestion de projet, de l’ingénierie et de gérer les appels d’offres. Nous avons dû développer ces compétences en une entité qui deviendra une filiale active de la Caisse. »

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