Parmi les mesures proposées, il y aura une réduction encore indéterminée du nombre d'employés et la vente d'un bien immobilier.

« On a mis en place un plan de redressement qui se traduit notamment par des démarches pour économiser, par un déménagement dans des locaux de la SDED et également par une restructuration au niveau du personnel. Nous vendrons aussi une bâtisse que détient le Mondial ce qui nous permettra d'aller chercher de la liquidité pour payer nos fournisseurs », indique la présidente du festival, Josée Vendette.

Une édition 2017 légèrement écourtée

La 36e édition du Mondial des cultures se tiendra au parc Woodyatt du 7 au 15 juillet prochain, ce qui représente une journée de moins qu'à l'habitude. Cette mouture quelque peu écourtée n'a cependant rien à voir avec le processus de redressent actuellement en cours. Il s'agit plutôt d'assurer une fin moins abrupte à l'événement.

« On a tout simplement décidé de ramener la fête finale au parc Woodyatt au lieu de la tenir au centre d'hébergement. La fête se tiendra le samedi soir à la fin de l'événement directement dans le parc avec les festivaliers. C'est la raison pour laquelle on réduit d'une journée tout simplement. Ça n'a rien à voir avec l'aspect financier », précise Josée Vendette.

Un redressement salué par la Ville

Partenaire de l'événement depuis ses débuts, la Ville de Drummondville a injecté 350 000 $ dans le festival cette année.

Préoccupé par la situation financière précaire, le maire de Drummondville s'estime néanmoins satisfait des décisions prises par l'actuel conseil d'administration.

« Au moment où on a un événement, je pense qu'il faut constamment l'améliorer et le transformer de l'intérieur. Il ne faudrait pas que le Mondial ou qu'une nouvelle activité estivale soit obligée de recommencer à zéro notamment pour l'obtention de subventions, la signature de partenariats. Le fait qu'il y ait déjà un organisme existant, la meilleure solution c'est de le transformer et de l'améliorer », soutient le maire Alexandre Cusson.

À l’écoute des festivaliers

Dans la foulée de cette réorganisation, certains changements seront par ailleurs intégrés à la programmation de l'été prochain. Il ne s'agit pas d'une refonte entière du modèle, mais plutôt d'une façon de répondre le plus adéquatement possible à la volonté exprimée par les festivaliers.

« Il n’y aura pas de changements majeurs si ce n'est l'ajout de plateaux, une programmation bonifiée et plus diversifiée avec le retour de certains artistes populaires. Donc on écoute nos festivaliers, on écoute leurs demandes en tentant de leur répondre le plus possible sans dénaturer l'événement », conclut la présidente du Mondial, Josée Vendette.

Ces changements permettront-ils de ramener le Mondial des cultures sur le chemin d'une certaine rentabilité, lui qui cumule une dette nette de 261 000 $? Une partie de la réponse viendra probablement l'été prochain.