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Le N.-B. a effacé des dettes de 2,5 millions de dollars d’autres flottilles de pêche

Le Nouveau-Brunswick a effacé des prêts accordés à des pêcheurs de homards, de pétoncles et de poissons de fond totalisant près de 2,5 millions de dollars.

Le gouvernement provincial a accordé 191 prêts à 164 pêcheurs de harengs, de homards, de crevettes, de pétoncles et de poissons de fond, de 1977 à 2017, totalisant 52,2 millions de dollars, selon un document obtenu par Radio-Canada Acadie en vertu de la Loi sur l'accès à l'information et à la protection de la vie privée.

Six pêcheurs qui n’arrivaient pas à rembourser la totalité de leur prêt ont vu le montant restant être effacé, en 2011, pour un total de 2 497 460,07 $.

Les montants effacés les plus importants, soit 1 400 000 $ et 813 000 $, concernaient des pêcheurs de poissons de fond. Dans le cas des pêcheurs de homards et de pétoncles, le montant effacé variait de 5000 $ à 156 000 $.

De plus, comme Radio-Canada Acadie l’a révélé au printemps 2016, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a versé 10 769 225 $ en capital et intérêts pour rayer la dette de 15 pêcheurs de crabes, de 2000 à 2008.

« Le jeu en aura valu la chandelle »

Mario Mallet, directeur par intérim de l'Union des pêcheurs des Maritimes, reconnaît qu’il y a parfois de l’abus dans l’industrie des pêches comme dans tout autre, mais il souligne que la majorité des pêcheurs remboursent leurs prêts. Selon lui, l’industrie a besoin de ce genre de soutien.

« Si on regarde les derniers 60 ans, ce sont les investissements de la province au départ, après la Deuxième Guerre mondiale, qui ont permis justement de relancer la pêche, non seulement la relancer, mais la lancer dans l’ère moderne. C’est absolument nécessaire et important », affirme Mario Mallet.

L’impact économique positif des prêts accordés surpasse largement les conséquences négatives des montants effacés, estime Bernard Thériault, ancien ministre des Pêches du Nouveau-Brunswick.

« Sauf quelques crabiers qui ont été moribonds et malhonnêtes, je dirais que pour l’ensemble des autres choses, le jeu en aura valu la chandelle [...] Si le gouvernement a investi 250 ou 300 millions de dollars dans les 50 dernières années du 20e siècle dans l’industrie de la pêche, le retour a été multiplié par quatre ou par cinq », affirme Bernard Thériault en entrevue à l’émission radiophonique Le réveil Nouveau-Brunswick, de Radio-Canada Acadie.

Le gouvernement devrait poursuivre ses investissements dans les bateaux de pêche, ajoute Bernard Thériault, pour que le Nouveau-Brunswick soit concurrentiel face aux autres provinces.

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