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Le nord-est de l’Ontario est-il un futur paradis d'élevage bovin?

Une vingtaine d'éleveurs bovins du sud de l'Ontario visitent le Témiscaming ontarien et le district de Cochrane en fin de semaine dans le but éventuel d'y relocaliser leurs exploitations.

Un texte de Jean-Loup Doudard

La tournée est organisée par l’association d’éleveurs bovins Beef Farmers of Ontario afin d’augmenter la production de bétail dans la province. Les éleveurs vont visiter des fermes à New Liskeard, Cochrane, Kapuskasing et Timmins.

Les terres situées le long de la route 11 sont propices à l’élevage du bétail, d’après l’organisation.

« Le Nord possède un très bon climat pour la culture de graminées et de fourrage, ce qui se prête bien à l’élevage du bétail », explique la porte-parole, LeaAnne Wuermli.

Dans le sud de l’Ontario, le cycle de gel-dégel produit beaucoup de boue lors de la saison de mise bas, ce qui nuit au développement des veaux. L’hiver habituellement plus rude et froid du Nord élimine ce problème, dit-elle.

Une terre beaucoup moins chère

Mike Huber et sa femme Caroline possèdent une vingtaine de têtes de bétail dispersées sur une cinquantaine d'acres dans la région d’Elmira, dans le sud de la province. Ils veulent faire grossir leur exploitation, mais le coût de la terre est prohibitif.

Le coût des terrains dans le Témiscaming ontarien est d'environ 4 000 $ par acre, selon LeaAnne Wuermli. Les terres qui longent la route 11 entre Cochrane et Kapuskasing pourraient coûter encore moins cher, dit-elle.

Pas un jeu d’enfant

Il y a environ 16 millions d’acres de terres arables non développées disponibles dans le nord de l’Ontario, selon Mme Wuermli.

Cependant, un éleveur de bétail qui désire s’installer dans le Nord-est fait face à plusieurs défis. À commencer par la terre elle-même, qu’il faut dans certains cas défricher soi-même.

De plus, la chaîne de production n’est pas toujours complète dans le secteur bovin. Par exemple, les éleveurs de Kapuskasing doivent envoyer leurs vaches à l’abattoir de Ramore, le seul de la région. Avec le temps d’abattage, cela peut représenter six heures perdues sur la route.

Les éleveurs de bétail pourraient toutefois attirer de nouveau l’industrie de transformation de la viande dans le Nord-est s'ils s'y installent, espère Mme Wuermli.

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