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Le plan forestier du Parti progressiste-conservateur vient hanter les libéraux

La coalition des producteurs forestiers américains estime que l'augmentation des coupes sur les terres de la couronne prévue dans le plan forestier du Nouveau-Brunswick en 2014 constitue une forme de subvention à l'industrie néo-brunswickoise. Une allégation que réfute catégoriquement le gouvernement Gallant.

Le plan forestier adopté par le gouvernement progressiste-conservateur pourrait donc désavantager la province face aux États-Unis. Depuis 30 ans, contrairement aux autres provinces canadiennes, le Nouveau-Brunswick et les provinces de l’Atlantique n’ont pas à payer des droits compensateurs sur le bois d’œuvre.

La raison est qu’en Atlantique, on récolte moins de bois sur les terres publiques qu’ailleurs au pays. Mais en 2014, le gouvernement de David Alward avait accru la quantité de bois que les entreprises pouvaient couper sur les terres de la Couronne. Selon la Coalition de l’industrie américaine, cela a placé le Nouveau-Brunswick dans une situation équivalente au reste du pays.

Mardi, le département du Commerce a imposé un droit compensateur de 3 % à la compagnie JD Irving (JDI), qui a plaidé elle-même sa cause auprès des autorités américaines. La coalition juge que plusieurs programmes d’aide à l’industrie du Nouveau-Brunswick font en sorte que la province ne devrait plus bénéficier d’une exemption.

Pour Fredericton, cependant, la décision concernant JDI montre bien que la situation du Nouveau-Brunswick est différente de celles des provinces à l’extérieur de la région Atlantique. « Nous ça nous indique, en faisant l’interprétation et l’analyse de cette décision, que le département du Commerce américain reconnaît que le Nouveau-Brunswick n’intervient pas avec des privilèges financiers aux entreprises », a indiqué Roger Melanson, le président du Conseil du trésor du Nouveau-Brunswick.

La décision reste préliminaire

M. Melanson a toutefois ajouté que si la décision est négative, elle reste tout de même préliminaire. « Nous allons faire tous les efforts et le premier ministre Gallant avec ses discussions avec le premier ministre du Canada et tous les autres premiers ministres va faire tous les efforts pour convaincre les Américains que nous devons avoir [une] exclusion », a-t-il affirmé.

Blaine Higgs, le chef du parti progressiste-conservateur, a donné son appui au gouvernement libéral dans ce dossier : « Ils ont notre appui, nous devons trouver une manière de protéger notre industrie! Ça va plus loin que la politique. »

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