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Le port d’Esquimalt toujours paralysé, 4 mois après un déversement

Près de quatre mois après ce qui a été qualifié par les autorités de « l'un des plus importants déversements de l'histoire récente de la côte ouest », le port d'Esquimalt, à l'ouest de Victoria, demeure fermé à la pêche, et les Premières Nations locales, privées de leurs plages.

Quelque 30 000 litres de diesel se sont répandus dans les eaux en mai dernier après que des vents forts eurent projeté une embarcation sur la côte dans la baie Plumper. La rapidité d'intervention des équipes de nettoyage a permis d'absorber une grande partie du carburant avant qu'il ne touche les côtes.

La Garde côtière assure que les plages et les fonds marins sont désormais propres, mais elle s'attend à ce que des nappes de diesel continuent d'apparaître durant plusieurs mois, notamment lors des tempêtes hivernales et des marées.

Pas de date de réouverture prévue

La compagnie Vancouver Pile Driving, propriétaire du bateau échoué, a donné son accord pour mettre en place un programme de surveillance pendant les deux prochaines années, mais n'a pas souhaité répondre à une demande d'entrevue de CBC/Radio-Canada.

L'avis d'interdiction de pêche autochtone, commerciale et récréative reste en vigueur tant que Pêches et Océans Canada n'a pas terminé ses tests pour s'assurer qu'il n'y a aucun risque pour la santé publique.

L'autorité sanitaire des Premières Nations (First Nations Health Authority) travaille également sur la question en parallèle, mais n'a pas encore déterminé une date de réouverture des plages et du port.

Frustrations et manque de communication

La situation crée des frustrations chez les Premières Nations, notamment parce que la biodiversité dans cette zone venait tout juste de se remettre de décennies de surpêche commerciale.

« Ça commençait à revenir petit à petit et en un déversement, tout est anéanti, on ne peut même plus marcher sur la plage », regrette le chef de la Nation Esquimalt, Andy Thomas.

Il dénonce un manque de coordination entre les différentes agences chargées du nettoyage, ainsi qu'une mauvaise communication avec les résidents locaux qui peinent à obtenir des informations.

Avec des informations de Megan Thomas

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