Le prix du baril de pétrole a terminé la semaine à un peu plus de 40 $, une première depuis décembre. Loin d'être une mauvaise nouvelle pour l'industrie pétrolière, personne encore ne crie pour autant victoire.

« Je me réjouis de voir [le prix de] l'huile à 40 $, 41 $, mais je ne compte pas sur le fait qu'[il] reste là », affirme le conseiller en placement à la financière Banque Nationale, Bruno Mercier.

Instabilité du prix du pétrole
Difficile de prédire si le prix se stabilisera : en juin dernier, le prix du baril dépassait 60 $ US, et six mois plus tard, en janvier il en valait moins de la moitié.

« On prend ce qu'on a, on est content que ce soit à 41 $ [le baril]. La majorité des compagnies albertaines ont besoin [que le prix soit] 50 à 60 $ pour vraiment fonctionner. On n'en est pas là encore, on n'est pas sorti du pétrin encore », précise M. Mercier.

La remontée soudaine de la valeur du baril n'est pas nécessairement synonyme de la fin de la crise : l'offre et la demande mondiale déterminent le prix du pétrole, pas seulement le marché albertain.

« Il n'y a rien qui indique ça [la fin de la crise]. Ce serait "le fun", mais il y a trop d'influence globale pour que ça sorte », souligne Bruno Mercier.

Le président-directeur général de la pétrolière Cenovus Brian Ferguson annonçait d'ailleurs cette semaine que son entreprise sortait des pires 18 mois de son histoire.

De son côté, le ministre albertain des Finances et président du Conseil du trésor Joe Ceci reste prudent. Il a laissé entendre que si la hausse du prix du pétrole se confirme à plus long terme, le déficit budgétaire pourrait être moindre dans les années à venir.

D'après le reportage de Nicolas Pelletier

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