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Le projet Trans Mountain risque un an de retard

La mise en service du nouveau pipeline Trans Mountain entre l'Alberta et la Colombie-Britannique risque d'être repoussée d'un an en raison de retards dans l'octroi de permis, a indiqué Kinder Morgan.

La compagnie américaine qui est responsable du projet estime que le nouvel oléoduc de 1150 km construit en parallèle au pipeline existant ne transportera pas de produits pétroliers avant décembre 2020.

L’oléoduc doit acheminer 890 000 barils par jour, soit trois fois plus qu’aujourd’hui.

Kinder Morgan entend réduire ses dépenses en travaux en 2018 pour se concentrer sur les moyens d'obtenir les approbations finales. Le pipeline qui relie le comté de Strathcona, près d’Edmonton, à Burnaby, en Colombie-Britannique, fait l’objet d’une forte opposition.

Non seulement des Premières Nations déplorent le tracé du pipeline dans leurs terres traditionnelles, mais des écologistes et des municipalités dénoncent le risque que pose l'oléoduc à l’environnement en cas de fuite.

Cependant, malgré d'importantes manifestations, l’Office national de l’énergie (ONE) a donné son feu vert en décembre pour que Kinder Morgan puisse élargir son pipeline sans être entravée par des réglementations de la Ville de Burnaby.

L’ONE n’a cependant pas indiqué à l’entreprise comment elle devait gérer les autres embûches administratives qui lui sont posées et qui l’empêchent de faire avancer rapidement son projet de pipeline de 7,4 milliards de dollars.

Dans le passé, la compagnie texane a notamment fait savoir que si les entraves réglementaires devenaient trop onéreuses en Colombie-Britannique, elle pourrait tout simplement abandonner l'élargissement du pipeline Trans Mountain.