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Le quincaillier Canac ne veut plus faire affaire avec l'usine Anacolor

La chaîne de quincailleries Canac ne veut plus faire affaire avec l'entreprise Anacolor, qui a reçu plusieurs avis de non-conformité du ministère de l'Environnement.

Le président de Canac, Jean Laberge, dit éprouver un malaise qu’un de ses fournisseurs ait conclu un contrat avec Anacolor pour la peinture d’une nouvelle succursale du quincaillier à Granby.

« On est mal à l’aise. […] Les gens qui sont pris dans cette situation-là, il y a des grosses chances que ce soit nos clients », a affirmé M. Laberge, mardi, en référence aux résidents du secteur de Cap-Rouge, à Québec, qui se plaignent des émanations de l’usine Anacolor.

Même si une entente a déjà été conclue entre le fournisseur de Canac et Anacolor, Jean Laberge assure qu’il donnera des directives à ses sous-traitants.

Le ministre Heurtel exaspéré

Plus tôt en journée, le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a une fois de plus exprimé son mécontentement face à Anacolor.

« On voit une entreprise qui multiplie les procédures pour ne pas avoir à se soumettre au certificat d’autorisation. Là, nous, on n’a pas d’autre choix que de défendre notre certificat devant les tribunaux », a déploré le ministre, qui refuse de débattre publiquement du dossier en raison des procédures judiciaires.

Depuis le 1er février, Anacolor conteste le certificat d’autorisation émis en septembre par le ministère de l’Environnement, qui exige qu’elle réduise ses émissions polluantes de 90 % dans un délai de 5 mois, sans quoi elle devra cesser ses activités.

Un propriétaire « filou »

La sortie ministre Heurtel survient au lendemain d’une séance du Conseil municipal de la Ville de la Ville de Québec au cours de laquelle une pétition de près de 1300 signatures a été déposée pour exiger le départ d’Anacolor du secteur de Cap-Rouge. Plusieurs citoyens ont également pris le micro pour exprimer leur exaspération.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, qui a qualifié le propriétaire d’Anacolor de « filou » lundi soir, va rencontrer David Heurtel vendredi prochain à Montréal. Le maire promet de mettre « tout son poids politique » dans la balance afin de convaincre le ministre de l’Environnement de mettre au pas Anacolor.