Retour

Le ralentissement économique met fin à un projet d’usine de gaz naturel liquéfié

L'industrie du gaz naturel liquéfié (GNL) a subi un revers en Colombie-Britannique lorsqu'un consortium a décidé de ne pas construire comme prévu une usine au bord du canal Douglas près de Kitimat.

Le groupement de quatre entreprises qui comprend la société albertaine AltaGas et une filiale d'Électricité de France (EDF) montre du doigt le ralentissement économique dans le monde.

Lors d'un appel en conférence jeudi, le directeur général d'AltaGas David Cornhill n'a pas indiqué si le projet était abandonné ou s'il pourrait refaire surface une fois le nuage économique dissipé.

En janvier, Royal Dutch Shell a indiqué qu'elle repousserait à la fin 2016 sa décision d'investir dans un énorme projet de GNL à Kitimat en raison de la « tourmente des marchés énergétiques ».

Victoria essaye depuis quelques années d'encourager le développement du GNL dans la province, mais la concurrence et la conjoncture économique freinent son avancée. En 2013, Christy Clark avait promis que cette industrie créerait 100 000 emplois d'ici 2021. Actuellement, selon le ministre du Développement du gaz naturel Rich Coleman, aucune usine ne produit du GNL en Colombie-Britannique, mais 20 projets sont à l'étude.

Le GNL est du gaz naturel refroidi à -160 °C avant de devenir un liquide transparent. Ce liquide est ensuite pompé dans des méthaniers qui le transportent à l'étranger, notamment vers l'Asie.