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Le REM et les contrats liés au 375e de Montréal sous surveillance

Pour la première fois depuis sa création en 2011, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) s'intéresse à un projet de nature privée. Le Réseau électrique métropolitain (REM) est sous surveillance, notamment en raison de tous les fonds publics qui doivent y être injectés.

Un texte de François Cormier

Le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière, précise que c'est en raison de l'ampleur du projet de la Caisse de dépôt et placement du Québec que son équipe a décidé de s'y intéresser.

« Ça ne veut pas dire qu'on va intervenir ou que nous allons déclencher des enquêtes. Je pense que c'est important d'être en vigie », précise-t-il.

Le commissaire Lafrenière a préféré ne pas donner de détails concernant les vérifications effectuées par les membres de son équipe. « Nous faisons des analyses. On regarde ce qui se passe. Nous regardons ce qui se fait. Nous recueillons des renseignements », dit-il.

Selon le commissaire, le même genre de vigie a été effectuée pour les contrats et transactions reliés à la réfection de l'échangeur Turcot, à Montréal.

Les fêtes du 375e de Montréal

L'inspecteur général de Montréal, Me Denis Gallant, prévient, lui, qu'il surveille les contrats octroyés par la Ville dans le cadre des festivités entourant le 375e anniversaire de Montréal, en 2017. « Beaucoup de contrats sont donnés dans une courte période de temps. Ça pourrait amener certains entrepreneurs à faire de la collusion ou à gonfler artificiellement le prix », explique-t-il.

L'inspecteur général refuse de dire si des enquêtes formelles sont en cours en lien avec le 375e. Cependant, il insiste pour dire qu'il est prêt à recueillir les informations. « Par exemple, on pourrait nous dire de regarder dans tel secteur en lien avec le 375e si on soupçonne des gens de vouloir en profiter », lance Denis Gallant.

Le 13 septembre, le maire Denis Coderre a d'ailleurs annoncé qu'un appel d'offres en lien avec le 375e avait été annulé. Un seul entrepreneur a présenté une soumission pour le réaménagement de la place Jacques-Cartier, dans le Vieux-Montréal. Le prix proposé était de loin supérieur aux estimations des employés de la Ville.

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