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Le rêve d'un casino refait surface à Saint-Jean, au N.-B.

En 2008, la ville de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick avait tenté d'obtenir le casino qui a finalement atterri à Moncton. Elle pourrait toutefois voir renaître ce projet bientôt.

Un texte de Mathieu Massé

Le projet n’en est qu’à ses balbutiements, mais déjà certains acteurs affichent leurs couleurs. Le directeur général de l'agence de développement de Saint-Jean, Steve Carson, affirme travailler avec la province pour établir les bases d'un futur casino.

Le premier ministre Brian Gallant et la ministre des Finances Kathy Rogers se sont dits ouverts à l’idée.

M. Carson explique qu’un exploitant bien en vue dans le domaine du jeu dans les Maritimes démontre de l’intérêt pour le projet. Aucun nom d’entreprise ou d’entrepreneur n’a pour le moment été mentionné.

Don Darling, le maire de Saint-Jean, se montre pour sa part enthousiaste par rapport au projet, mais désire qu'on procède lentement, pour bien faire les choses.

Les méfaits des jeux de hasard

Certains mettent en garde contre l'attrait qu'exercent les maisons de jeu auprès de ceux qui cherchent des moyens de stimuler la croissance économique.

C’est le cas du politologue Peter McKenna, de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, Peter McKenna, qui estime que les casinos ne rapportent pas assez d’argent par rapport aux coûts humains qu’ils engendrent.

Le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick affirme garder un oeil sur les problèmes causés par le jeu compulsif. « Le ministère de la Santé, ainsi que les régies régionales de la santé, font une analyse continue des besoins selon les substances qui font surface et/ou les problèmes de jeu », fait-il savoir, par courriel.

Pour le maire Don Darling, les inquiétudes sont justifiées. « On doit amener un équilibre dans toutes les décisions qu’on prend. Alors quand et si ce projet devient plus sérieux, à ce moment-là on va devoir avoir une discussion sur les répercussions sociales qu’il pourrait avoir et surtout, sur les façons d'y remédier . »

« Le taux de prévalence du jeu compulsif a légèrement diminué depuis 2009 (1,3 %) et s’aligne sur celui d’autres provinces canadiennes, » peut-on lire dans l'Enquête sur la prévalence du jeu 2014.