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Le SCFP demande à Telus d'embaucher de la main d'oeuvre locale

Des membres du Syndicat canadien de la fonction publique réclament des retombées économiques concrètes pour la Côte-Nord en lien avec le projet de 23,3 millions de dollars pour le déploiement du réseau Internet haute vitesse dans les 14 communautés isolées de la Basse-Côte-Nord.

Un texte de Émile Duchesne

Les représentants du syndicat veulent que les entreprises nord-côtières obtiennent leur part de contrats dans ce projet de développement des services de téléphonie cellulaire et d'Internet haute vitesse en Basse-Nord, qui est financé à près de 95 % par les gouvernements fédéral et provincial.

Ils veulent que le gouvernement oblige Telus à avoir recours à de la main-d'œuvre locale, lorsqu'elle est présente dans la région. Le vice-président au conseil provincial du secteur des communications au SCFP, Bryan Leclerc, estime qu'il y a des entreprises et de la main-d'œuvre qualifiée sur la Côte-Nord disponibles pour travailler sur ce chantier qui devrait débuter en juillet.

Le syndicat a rappelé ce qui s'était passé en Gaspésie en janvier 2017 lorsque des monteurs de lignes au chômage avaient manifesté leur mécontentement, parce que Telus avait confié des contrats à des compagnies qui employaient des travailleurs de l'extérieur de la région.

Telus avait rectifié le tir en donnant des contrats à des monteurs de lignes gapsésiens, mais le syndicat ne veut pas que le scénario se répète sur la Côte-Nord, affirme le président du SCFP pour le Québec, Denis Bolduc.

De son côté, la compagnie Telus affirme qu'elle est en phase de planification et qu'elle va considérer l'embauche de main-d'œuvre locale, comme elle le fait dans le cadre de déploiements de réseaux en région.

Avec les informations d'Alix-Anne Turcotti

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