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Le SCFP veut ramener au public la gestion de l'usine d'épuration des eaux de Turtle Creek

Le débat sur la privatisation de l'eau reprend de plus belle à Moncton. Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) profite de la fin prochaine du contrat avec une entreprise française, Veolia, pour demander que ses membres reprennent en main la gestion de l'usine de filtration de l'eau.

Le SCFP revient à la charge pour faire renverser la privatisation de l'usine de filtration de l'eau potable de la ville de Moncton. Depuis bientôt 20 ans, l'usine de filtration des eaux est gérée par la multinationale française, Veolia. Selon Gabrielle Ross-Marquette, une représentante du SCFP, cette responsabilité devrait revenir aux employés municipaux représentés par le syndicat.

Elle demande aux conseillers municipaux de faire leurs devoirs.

Le contrat avec Veolia prendra fin l'année prochaine et la ville de Moncton a lancé un appel d'offres pour la gestion de son usine. « On a encore beaucoup de temps selon nous, pour peser les pour et les contres. Mais eux, ils vont tout de suite vers une privatisation. »

Le syndicat calcule que la gestion privée du système d'eau potable a coûté au moins huit millions de dollars de plus à la ville de Moncton que si le travail avait été fait par des employés municipaux.

« Donc oui on pense que c'est possible de revenir à ce que c'était avant, avec toutes les avancées qu'on a faites dans les derniers 20 ans pour améliorer la qualité de l'eau. On a maintenant la capacité interne de continuer du côté public. »

La ville ne commente pas

De son côté, la ville de Moncton ne veut pas commenter la sortie du SCFP. Dans un courriel, la directrice de communications Isabelle LeBlanc écrit : « Comme nous sommes dans le processus de demande de qualifications, ce n'est pas possible. »

Joint au téléphone, un porte-parole de VEOLIA se limite à dire que l'entreprise est fière de l'usine de Turtle Creek et qu'elle est souhaite renouveler le contrat avec la municipalité.

Un exemple récent

Le SCFP croit qu'il existe un précédent à portée de la main. Il y a trois ans, la ville de Moncton a décidé de ne pas confier la gestion de son usine des eaux usées au secteur privé. « Donc on a un exemple tout récent qui vient de se passer. Donc nous on dit pourquoi ne pas répéter la même chose? »

Avec cette sortie publique, le Syndicat canadien de la fonction publique veut s'assurer que lorsque le conseil municipal prendra une décision sur l'avenir de cette usine de traitement de l'eau potable il envisagera sérieusement la possibilité de reprendre en main sa gestion.

Avec les informations de Michel Nogue

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