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Le système de refroidissement des moteurs du F.-A.-Gauthier devra être modifié

La Société des Traversiers a conclu un contrat de près de 220 000 $ avec une firme spécialisée qui va concevoir des plans afin d'améliorer le système qui permet aux moteurs de ne pas surchauffer. L'hiver, la glace obstrue l'entrée d'eau du système de refroidissement. Dans un cas extrême, ce problème peut même entraîner la perte de propulsion des moteurs.

Un texte de Michel-Félix Tremblay

Cette situation est connue depuis l'arrivée du navire, en 2015, mais la Société des Traversiers et le constructeur Fincantieri n'ont jamais été capables de le régler définitivement malgré trois tentatives, selon une étude externe de la firme Concept Naval, dont Radio-Canada a obtenu copie.

Cette défectuosité de conception du système de refroidissement avait déjà forcé l'annulation d'une traversée en février 2016.

Le problème est simple, mais complexe à régler. En hiver, la glace s'accumule parfois dans les entrées d'eau, sous la coque, et bouche les crépines des pompes d'eau de mer. Une crépine agit un peu comme un tamis et ne laisse passer que le liquide. Sans cette eau froide, et en quantité suffisante, les moteurs ne peuvent fonctionner correctement.

La STQ a donc lancé un premier appel d'offres l'an dernier pour trouver une solution. La firme Concept Naval de Québec a proposé l'installation de deux autres « box coolers » c'est à dire des radiateurs, pour que le risque d'accumulation de glace tombe à zéro. La STQ possède déjà ces deux pièces.

La sécurité avant tout, dit la STQ

Le directeur de la Traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout, Jeannot Michaud, précise cependant que la sécurité des passagers n'a jamais été compromise, puisque l'équipage avait trouvé une méthode pour évacuer les morceaux de glaces qui obstruent l'entrée d'eau de mer.

« On avait trouvé des alternatives, mais elles exigent des interventions humaines », précise-t-il.

Même si ces options ont fait leur preuve, selon monsieur Michaud, la modification du système de refroidissement s'est imposée comme la solution privilégiée. L'objectif est de limiter les interventions de l'équipage.

On ignore pour l'instant les coûts de travaux, mais selon nos informations, ils ne se chiffreront pas en millions de dollars, mais plutôt en centaines de milliers.

L'étude de conception détaillée elle, coûtera 219 500 $. Les travaux seront exécutés la nuit, pendant la cale sèche du printemps, de sorte que la STQ ne prévoit pas l'annulation de traversées.