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Le terminal de croisières du Vieux-Montréal ouvert au grand public

Le public a maintenant accès à la majeure partie du nouveau terminal des croisières du Vieux-Port de Montréal. Ce terminal devrait donner un nouvel essor à l'industrie des croisières qui se porte mieux que jamais dans la métropole québécoise.

Un texte de Michel Marsolais

Le terminal des croisières dans le Vieux-Montréal était déjà opérationnel l'an dernier alors qu’il était encore en construction. Il est maintenant fin prêt pour la saison des croisières et, bonne nouvelle, il n’est plus réservé aux passagers et aux équipages.

Le site est maintenant ouvert au grand public et le toit vert du bâtiment pourrait devenir un des endroits les plus prisés du Vieux-Montréal.

Il ne faudra d’ailleurs plus parler de la jetée Alexandra, mais du Grand Quai du Port de Montréal. Pour la PDG du port, Sylvie Vachon, le terminal va contribuer à l'essor du marché des croisières.

« Avec les améliorations importantes qu'on a apportées à notre terminal, ça va certainement avoir un effet positif pour attirer davantage de croisiéristes à embarquer ou débarquer à Montréal. Cette année, on va avoir à peu près 89 escales avec 140 000 passagers et membres d'équipage. C'est une augmentation significative par rapport à l'an dernier », explique-t-elle.

Pour l'instant, la facture du terminal tourne autour de 78 millions de dollars. Québec y a contribué pour 20 millions de dollars et Montréal pour 15 millions de dollars.

Le montant total n'est pas définitif puisqu'il reste la tour d'observation à construire et elle devrait être prête pour 2021.

Sous-traitants impayés

L'entrepreneur Richard Verreault, de Saint-Jérôme, n'est pas venu participer à l'ouverture, dimanche.

« À ma connaissance, il n'y a aucun entrepreneur ou sous-entrepreneur qui ont reçu une invitation pour l'inauguration officielle du bâtiment qui d’ailleurs n'est pas complété », dit-il.

Il fait partie d'un groupe d’une vingtaine de sous-traitants qui attendent toujours d'être payé par le maître d'oeuvre engagé par le Port de Montréal pour la construction du terminal. Plusieurs de ces PME se retrouvent dans des situations difficiles.

« On est très au fait qu'il y en a qui n'ont pas été payé. On travaille avec celui avec qui on a le contrat pour régler la situation », assure Sylvie Vachon.

Avec son nouveau terminal, le Port de Montréal compte faire des profits avec l'industrie des croisières. Mais en raison du volume important de navires, il devra conserver ses installations temporaires d'accueil à l'est du pont Jacques-Cartier.

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