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Légalisation de la marijuana : le Manitoba craint de manquer de temps

Le gouvernement du Manitoba craint de manquer de temps pour mettre en place son plan provincial entourant la vente, l'achat et la consommation de marijuana. Le gouvernement fédéral a demandé aux provinces d'être prêtes pour le 1er juillet 2018.

Un texte de Denis-Michel Thibeault

La ministre de la Justice du Manitoba affirme que le gouvernement provincial veut « trouver des moyens de limiter les risques liés à la santé publique ».

« C'est un changement de politique majeur pour notre pays, ajoute Heather Stephanson, et nous devons faire en sorte que nous prenons le temps nécessaire pour faire les choses correctement. »

Heather Stephanson dit que le gouvernement conservateur continue de travailler avec le fédéral afin d'évaluer les coûts financiers et sociétaux de la légalisation du cannabis. Elle souhaite mettre en place des mesures de sécurité afin de « s’assurer que les citoyens sont protégés ».

« Nous allons faire notre possible pour protéger les enfants », affirme la ministre de la Justice.

Les conservateurs manitobains travaillent à mettre en place les détails d’un plan qui encadrera la vente, l’achat et la consommation de la marijuana au Manitoba. Heather Stefanson n’a pas voulu dévoiler de ce que contiendrait ce plan, promettant cependant de dévoiler des détails prochainement.

Quant à savoir si la marijuana sera vendue par le secteur public ou privé, la ministre de la Justice dit que « quelques entreprises privées ont démontré de l’intérêt » et que la province continuait à évaluer toutes les possibilités.

Il faut aller de l’avant

Certains croient au contraire que le Manitoba a suffisamment de temps pour se préparer. Thaddeus Conrad, producteur de cannabis et propriétaires de Med man brand, affirme que la province doit s’empresser « d’entrer dans une nouvelle ère ».

Selon lui, si le gouvernement demande plus de temps, c’est parce qu’il ne consulte pas les bonnes personnes. Il affirme que les autorités devraient parler aux producteurs comme lui pour mettre en place leur politique.

« Je comprends que le gouvernement se sente sous pression, mais il a eu tout le temps voulu. Par exemple, au Colorado, les autorités ont eu la même période [qu'au Canada] pour mettre en place un plan », déplore le producteur.

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