À plus de deux mois de Noël, Lego craint de ne pas pouvoir exaucer les voeux de tous les enfants qui inscriront son nom sur leur liste de cadeaux, même si ses usines tournent déjà à plein régime.

Le groupe danois de jouets, devenu numéro un mondial du secteur grâce au succès de ses briques en plastique, a en effet eu du mal à prévoir avec précision la demande des distributeurs, ce qui pourrait l'empêcher d'honorer certaines commandes.

« Nous ne serons pas en mesure de livrer toutes les commandes qui nous arrivent de nos clients d'ici la fin de l'année », a déclaré mardi à Reuters Roar Trangbaek, porte-parole du groupe. Il s'est refusé à préciser quelles lignes de produits ou quels pays européens risquaient d'être affectés par cette pénurie.

« Nous faisons tourner nos usines à leur capacité maximale et nous ferons tout notre possible pour répondre à la demande », a-t-il assuré.

Les ventes de Lego ont progressé de 18 % au premier semestre de cette année à 14 milliards de couronnes danoises (2,76 milliards de dollars canadiens), ce qui lui a permis de dépasser Mattel et Hasbro sur le podium du secteur du jouet.

Le groupe danois, qui n'est pas coté en bourse et appartient toujours à la famille de son fondateur, Ole Kirk Kristiansen, a investi en 2014 plus de 3 milliards de couronnes (près de 600 millions de dollars canadiens) dans l'augmentation de ses capacités de production.

L'an dernier, il avait déjà subi des pénuries dans certains pays, dont le Danemark et le Canada.

L'entreprise est en train de construire une nouvelle usine en Chine, à une centaine de kilomètres de Shanghai, qui devrait s'ajouter en 2017 aux sites de production déjà opérationnels au Danemark, en Hongrie, en République tchèque et au Mexique.

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