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Leitao prévient que son budget sera marqué par la prudence fiscale

Sur fond de protectionnisme et d'incertitude provoqués par l'arrivée de l'administration Trump aux États-Unis, le ministre québécois des Finances, Carlos Leitao, prévient qu'il fera preuve de prudence fiscale dans le budget qu'il déposera le mois prochain.

C'est ce qu'il a affirmé, lundi, à Montréal, au terme d'une rencontre avec huit économistes québécois dans le cadre de ses consultations prébudgétaires.

Sans aller jusqu'à écarter des baisses d'impôt pour les contribuables, le grand argentier de la province a expliqué, en point de presse, que les économistes lui avaient suggéré de se garder des « marges additionnelles ».

Le ministre des Finances a rappelé que l'abolition complète de la taxe santé, en vigueur depuis le 1er janvier, représentait déjà une ponction de 750 millions de dollars dans les coffres de l'État.

Néanmoins, le niveau d'incertitude est « plus élevé » qu'il y a six mois au sud de la frontière, où la nouvelle administration républicaine souhaite notamment renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), a convenu M. Leitao.

Avec un « choc démographique » entraînant une diminution de la population en âge de travailler, M. Leitao a indiqué qu'il comptait se pencher sur le problème de rareté de main-d'oeuvre dans son prochain budget.

Dans des études récentes, le Mouvement Desjardins a dit s'attendre à une hausse de 1,7 % du produit intérieur brut en 2017, alors que du côté du Conference Board du Canada, on table sur une progression moyenne de 1,9 %.