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Les agents immobiliers pourraient ne plus pouvoir représenter vendeur et acheteur

Le gouvernement ontarien propose d'interdire aux agents immobiliers la possibilité de représenter à la fois le vendeur et l'acheteur d'une propriété, une pratique appelée double ending en anglais.

Selon la ministre des Services aux consommateurs, Tracy MacCharles, cette pratique expose les acheteurs au risque de comportement non éthique.

« Le vendeur veut le prix le plus élevé et les meilleures conditions possible, alors que l’acheteur veut négocier le prix le plus bas et les meilleures conditions possible, note un document gouvernemental. Ces intérêts contradictoires peuvent rendre la situation difficile [pour l’agent]. »

À l’heure actuelle, un agent peut représenter à la fois le vendeur et l’acheteur lors d'une transaction, à condition que les deux clients y consentent par écrit.

Le gouvernement interdirait la pratique, sauf lorsqu’il s’agit de membres d’une même famille ou dans de petits marchés immobiliers où il y a très peu d’agents.

L’Ontario souligne que le modèle proposé serait similaire à celui qui est en vigueur en Colombie-Britannique, en Alberta, en Nouvelle-Écosse et au Manitoba, notamment.

L’Association des agents immobiliers de l’Ontario (OREA) est en faveur de la réforme et aimerait que le gouvernement s’attaque aussi aux surenchères automatiques, une pratique répandue aux États-Unis par laquelle un acheteur accepte dans son offre de la bonifier automatiquement si un autre acheteur offre plus pour la propriété.

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