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Les agriculteurs continuent de subir les contrecoups du temps sec

Le temps sec de l'été dernier continue de donner du fil à retordre aux agriculteurs de la région. Bon nombre d'entre eux considèrent que les indemnités qu'ils ont reçues en vertu de l'assurance récolte sont insuffisantes par rapport aux pertes qu'ils ont subies pour leurs récoltes de foin.

Un texte Julie Tremblay

Selon le propriétaire du ranch Danclau de Saint-Ulric et président du syndicat des producteurs bovins du Bas-Saint-Laurent, Daniel Reichenbach, les montants reçus en vertu de l'assurance récolte couvrent à peine la moitié des pertes qu'il a encourues.

Les indemnités versées par la Financière agricole ont en effet été très élevées cette année. La somme attribuée aux agriculteurs du Bas-Saint-Laurent pour compenser les pertes de récoltes de foin est 23 fois plus grande qu'en 2016, et représente près de 74 % des sommes qui ont été octroyées dans toute la province.

« Je ne dirais pas que c'est le maximum, mais c'est certainement un été dont on va se rappeler, c'est très élevé comme indemnités parce que là, on ne parle que du foin », a affirmé le directeur régional de la Financière agricole, Bruno Bélanger.

Revoir les modalités de l'assurance récolte

Daniel Reichenbach souhaite que la Financière agricole revoie à nouveau ses méthodes de calcul afin de mieux indemniser les agriculteurs.

Il soutient qu'elle ne tient pas suffisamment compte des longues périodes où il n'y a pas eu de précipitations cet été.

« Même si on calcule par exemple qu'il faut 120 millimètres de pluie sur 60 jours, si on a tout au début ou tout à la fin, [...] c'est trop tard, la plante elle est déjà morte. Tout ce que ça fait, c'est que ça reverdit, mais ça ne repousse pas. C'est ça qu'il faut reconsidérer », plaide-t-il.

Un programme fédéral à la rescousse?

En attendant, les agriculteurs de la région pourront possiblement obtenir des indemnisations supplémentaires en vertu du programme Agri-relance. Ce programme, géré de façon commune par Québec et Ottawa, vient en aide aux producteurs lors de situations exceptionnelles.

Le président de l'Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis, s'attend à ce que le ministre québécois de l'Agriculture, Laurent Lessard, donne son aval sous peu pour que les producteurs y aient accès.

M. Marquis affirme qu'il se rendra à Québec à la fin du mois pour « brasser la cage » de l'Assemblée nationale, si rien n'a bougé d'ici là.

Au bureau du ministre Lessard, on affirme cependant que ce dossier est toujours à l'étude et que c'est la Financière agricole qui prendra la décision finale.

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