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Les bagagistes de l’aéroport Pearson sont en grève

Les équipes de bagagistes de l'aéroport Pearson de Toronto ont déclenché une grève jeudi soir. Celle-ci pourrait avoir des effets négatifs sur les horaires de 30 lignes aériennes, dont Air France, Air Transat, KLM et British Airways.

L'Autorité aéroportuaire du Grand Toronto affirme que la grève pourrait toucher certains vols et recommande aux passagers de s'informer auprès de leur transporteur aérien avant leur départ.

Le syndicat qui représente 700 employés de Swissport avait entériné un avertissement de grève de 72 heures lundi et suggéré à ses membres de voter contre l’offre patronale.

« Nous suggérons à nos membres de rejeter l’offre », avait déclaré Christopher Monette, un porte-parole du local 419 des Teamsters.

Selon le syndicat, ils sont 95 % à avoir voté contre l'offre patronale.

Les bagagistes, les responsables du cargo et ceux qui nettoient les cabines ont quitté leur poste à 21 h 30 jeudi. Ils ont partagé leur frustration et leur colère devant l'aéroport, en brandissant des pancartes, à partir de 22 h.

En mai dernier, Swissport a engagé 250 travailleurs temporaires. Selon le syndicat, ces personnes n’ont pas eu la formation nécessaire pour remplacer les syndiqués. Cela a entraîné de nombreux accidents au cours des derniers mois, ajoute le syndicat. Un fait que nie catégoriquement Swissport.

Ce dernier a aussi logé une plainte auprès du Conseil canadien des relations industrielles en lien avec ces embauches.

Les employés travaillent pour 30 des 74 lignes aériennes qui utilisent l’aéroport Pearson. Sunwing, Air Transat, Air France et British Airways en font partie.

De son côté, l'Autorité aéroporutaire du Grand Toronto affirme déjà qu'un plan de contingence est en place, sans en dévoiler les détails. Air Transat dit aussi avoir pris des mesures pour qu'aucun de ses vols ne soit retardé.

Les employés maintiendront leur piquet de grève à l'aéroport, mais le porte-parole du syndicat, Harjinder Badial, a fait savoir que leur objectif n'était pas de gêner les passagers, ni de les empêcher de prendre leur avion. « Notre combat n'est pas avec le grand public, mais avec Swissport », a-t-il déclaré.

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