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Les banques américaines profitent des baisses d'impôt

Les banques américaines ont déclaré 56 milliards de dollars de bénéfices nets au premier trimestre 2018, soit 27,5 % de plus qu'à la même période l'année précédente, conséquence directe de la baisse des taux de taxation aux États-Unis, selon la Corporation fédérale d'assurance-dépôt (FDIC).

Selon le rapport de la FDIC déposé mardi, plus de 70 % des banques américaines ont fait état d'une croissance de leurs bénéfices qui profitent largement, selon la FDIC, des baisses d’impôt consenties aux entreprises américaines par l’administration Trump.

Dans sa réforme fiscale, l’administration Trump a en effet réduit de 35 % à 21 % le taux d’imposition des entreprises au printemps dernier.

À peine quelques mois plus tard, les revenus nets d’intérêt des banques américaines ont bondi de 8,5 % pour atteindre 131,3 milliards de dollars.

L'augmentation des profits survient après une baisse de 40,9 % des profits nets des banques américaines au dernier trimestre de 2017 en raison d’une modification de la loi fiscale en matière de comptabilité.

Selon la FDIC, les banques américaines profiteront à long terme de cette importante baisse d’impôt qui redonne davantage d’argent aux entreprises américaines qui sont du même coup plus enclines à emprunter pour se développer.

Pour le président de la FDIC, Martin Gruenberg, les faibles taux de taxation ont certes contribué à regarnir les coffres des banques américaines, mais il convient d’être prudent, souligne Martin Gruenberg, qui met les banques en garde contre les effets d’une période prolongée de faible taux d’intérêt et de « l’inévitable ralentissement » qui suit en général une longue période de croissance soutenue.

« L'industrie doit gérer les risques avec soin afin de se maintenir sur une voie durable à long terme », a ajouté Martin Gruenberg dans un communiqué.