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Les citoyens de Bathurst impatients de voir l'usine Smurfit-Stone rasée

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie, n'a pas caché sa frustration plus tôt cette semaine face au peu de progrès enregistré ces dernières années sur le site de l'ancienne usine Smurfit-Stone. Le maire a même demandé l'intervention de la province dans ce dossier. C'est au tour des citoyens de faire connaître leur impatience.

Mélissa Lagacé a acheté cette maison située à proximité de l'ancienne usine Smurfit-Stone deux ans après sa fermeture en 2005. « Ça fait onze ans qu'on habite ici pis ça pas changé, y'ont détruit des tours, mais ça pas changé depuis pis c'est vraiment décourageant. »

Les vestiges toujours debout offrent, selon elle, une image de désolation pour les résidents et pour les visiteurs.

Glen Rector, un autre résident, fait lui aussi face à un triste décor lorsqu'il sort de chez lui. Il ne croit pas aux promesses de nettoyage et de construction du promoteur Raymond Robichaud qui s'est porté acquéreur du site pour la somme symbolique d'un dollar en janvier 2016.

C'est sans compter, ajoute-t-il, l'impact négatif sur la valeur de sa propriété.

De son côté, René Legacy appuie le maire de Bathurst, Paolo Fongemie, qui demande au gouvernement de reprendre la propriété afin d'en assurer son développement avec la ville.

Une proposition que rejette pour l'instant la province.

« Monsieur le maire sait exactement que ça fait longtemps que les gens attendent. Peut-être qu'il y a du progrès dans le projet, mais on peut pas attendre un autre vingt-cinq ans, un jour y va falloir que ça avance », affirme M. Legacy.

Malgré tout, Mélissa Lagacé, elle, garde espoir d'assister au développement du site. « J'ai toujours de l'espoir, mais j'aurai plus d'espoir [quand ce sera] parti. »

Un développement qui pour l'instant a plus les allures d'un marathon que d'un sprint.

D'après le reportage de François Vigneault