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Les commerçants de Rimouski pourraient bientôt posséder plus d'enseignes

La Ville de Rimouski a présenté aux citoyens mardi soir ses orientations concernant le nouveau règlement d'affichage qui pourrait entrer en vigueur à l'automne. Le nouveau règlement permettrait entre autres aux commerçants d'avoir plus d'enseignes et de bénéficier de plus de flexibilité dans le choix de leur emplacement.

Un texte d’Édith Drouin

Les commerçants de Rimouski réclament depuis longtemps une refonte du règlement d'affichage qui a été élaboré en 1975 et modifié en 2010.

Pour répondre à leurs demandes, la Ville a mandaté un comité pour proposer des modifications au règlement. Ces modifications ont été présentées aux citoyens mardi soir pour recueillir leurs commentaires.

Selon ces recommandations, les commerçants pourraient maintenant posséder des enseignes sur chaque mur d'affichage, plutôt que sur un seul mur et dans certaines conditions uniquement, sur un mur secondaire. Le choix d'emplacement de ces enseignes serait aussi plus flexible.

Il leur serait aussi possible d’afficher une enseigne sur une porte et sur un bâtiment secondaire, ce qui est interdit actuellement.

Rimouski veut aussi moderniser sa politique d’affichage. Les enseignes électroniques seraient donc permises aux commerces autres que les stations d'essence, alors que les enseignes à contenu variable manuelles, les enseignes généralement blanches avec des lettres interchangeables, seraient désormais interdites.

Le contenu des affiches électroniques ne pourrait toutefois pas être animé et les enseignes ne pourraient être utilisées que sur une partie de la route 132, l’avenue Léonidas, la Montée Industrielle-et-Commerciale et une partie du boulevard Arthur-Buies.

Les panneaux-réclames, les gros panneaux publicitaires souvent situés en bordure des autoroutes, demeureraient interdits, mais ceux qui sont déjà en place conserveraient leurs droits acquis.

Dans le secteur du Bic, le comité propose de permettre l’utilisation de matériaux qui imitent le bois, tout en conservant le cachet villageois. Actuellement, seules les enseignes en bois avec support en fer sont permises.

Au centre-ville de Rimouski, il est recommandé d’augmenter de 3 à 4 mètres la hauteur des pancartes et de 4 à 5 mètres dans d’autres secteurs.

Sous le nouveau règlement, il serait aussi possible pour les commerçants de réutiliser sous certaines conditions des enseignes non conformes, plutôt que laisser des espaces vides comme on peut le voir sur certaines enseignes communes qui ne sont plus réglementaires.

Pour ce qui est des bâtiments de plusieurs étages, il ne serait plus possible d’afficher sur chaque étage. Les enseignes seraient limitées aux deux premiers étages et au dernier étage de l’immeuble.

La Ville se montrerait aussi plus flexible pour les demandes de murales qui sont considérées comme de l’art public sans composante commerciale.

Plus de flexibilité

Après la rencontre de mardi soir, le propriétaire d’un immeuble de bureaux à Rimouski, Claude Gauthier, s’est dit très heureux des propositions du comité d’affichage.

Le propriétaire explique que ses locataires, des entreprises d’envergure nationale, considèrent la réglementation de Rimouski plus stricte qu’ailleurs.

M. Gauthier souligne toutefois que le comité a su tenir compte à la fois de la conservation du patrimoine et de l’aspect économique liés à l’affichage sur les propriétés commerciales.

Conserver le patrimoine

Linda Lavoie, présidente du Comité du patrimoine naturel et culturel du bic, voit aussi une avancée dans ces nouvelles propositions, qui tiennent davantage compte de la réalité des commerçants d’aujourd’hui.

La résidente craint toutefois que l’utilisation de matériaux autres que le bois au Bic nuise à la conservation du cachet villageois du secteur.

Si tout se passe comme prévu, le nouveau règlement sur l'affichage pourrait entrer en vigueur en octobre.

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