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Les contaminants du site de Nemaska Lithium à Shawinigan resteront sur place

La direction de l'entreprise a présenté son plan de décontamination lors d'une assemblée d'information publique mardi soir. Nemaska Lithium souhaite garder les contaminants dans le sol du site tout en les contrôlant.

Le site industriel de l'ancienne usine Laurentide est contaminé de métaux, de soufre et d’hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP). Dans certains cas, ces concentrations de polluants sont supérieures aux quantités jugées acceptables pour un site industriel au Québec.

Simon Thibault, directeur de la responsabilité sociale et environnementale chez Nemaska Lithium, estime que la présence de ces contaminants n’est pas une surprise sur un site ou des activités industrielles ont eu lieu depuis plus d’un siècle.

« Il aurait été pour le moins utopique de penser qu’il n’y avait pas de contamination. Donc non ce n’est pas une surprise, définitivement pas. Cela fait parti des paramètres qui avaient été pris en compte lors de l’acquisition du site », a-t-il dit à Barbara Leroux à l'émission Facteur matinal.

Pour arrêter l’écoulement des contaminants dans le sol du site industriel, sur les berges du Saint-Maurice, Nemaska Lithium a choisi d’encapsuler ou de séquestrer les polluants.

« Là où des bâtiments ont été construits, les matières contaminées sont recouvertes de sol propre d’une épaisseur significative. Cela permet une certaine isolation, en particulier en dessous des dalles de béton », a expliqué Simon Thibault au sujet de l'encapsulation.

La séquestration des contaminants « consiste à les séquestrer dans le sol, les rendre non disponibles. Il faut trouver une espèce de recette qui doit être bien élaborée. C’est un essai de traitabilité », ajoute-t-il.

Malgré le plan de décontamination annoncé, la direction de Nemaska Lithium confirme que la mise en service de l’usine se fera au début de 2017.

L'entreprise veut produire de l'hydroxyde et du carbonate de lithium, servant à fabriquer des batteries au lithium, utilisées notamment dans les véhicules électriques et les cellulaires. Le projet d'environ 300 millions de dollars pourrait créer jusqu'à 120 emplois, selon l'entreprise.

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