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Les départs à la retraite rendent difficiles les remplacements à la GRC

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, s'inquiète du manque d'effectifs au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

En conférence de presse mercredi à Regina, il a indiqué que le taux de postes vacants au sein du service de police est de 12 % en moyenne à travers le pays en 2017, si l'on inclut les congés à long terme et les congés parentaux.

Ralph Goodale assure pourtant que la GRC a doublé d'efforts cette année pour grossir ses troupes après une vague de départs à la retraite. Dans l'étape du recrutement, le ministre dit que l'accent est mis sur la représentation de la diversité canadienne.

La Gendarmerie royale du Canada peine à recruter suffisamment d'agents d'un bout à l'autre du pays, ce qui nuit à sa capacité de remplir son mandat. Le contrôle des zones rurales et les services bilingues sont en jeu.

Selon les chiffres fournis par la GRC en avril dernier, la Colombie-Britannique, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut sont les plus touchés.

Mais la Division Dépôt de Regina souffre également d'une pénurie de personnel, tout comme le siège social à Ottawa.

Ce déficit a pour conséquence de compromettre l'offre de services dans les deux langues officielles à travers le pays.

Ces dernières semaines, le détachement de Gravelbourg en Saskatchewan a attiré l'attention par son incapacité, selon la GRC, à pourvoir des postes d'agents bilingues.

Le même problème s'est présenté récemment à Chéticamp, en Nouvelle-Écosse, de même qu'à St-Pierre-Jolys, au Manitoba.

Jusqu'à présent, la GRC n'a pas réagi au manque de bilinguisme de ses agents, et n'a pas donné plus de précision sur ses méthodes de recrutement.

Avec des informations recueillies par Anne-Hélène Mai.

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