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Les droits de douane de l'Inde sur les légumineuses causent du tort dans les Prairies

La visite du premier ministre Justin Trudeau en Inde n'aura pas bousculé les droits de douane imposés sur les légumineuses canadiennes, mais dans les Prairies, les conséquences de cette politique se font déjà sentir.

Bill Aulie, un producteur de lentilles saskatchewanais, estime qu'il pourrait perdre un tiers de ses profits cette année. « Si l'Inde fait cela, qu'est-ce qui va arriver par la suite? Cela nous effraie et nous rend incertains », s'inquiète l'agriculteur de Rouleau.

À une heure au nord, à Regina, le restaurateur indien Bubba Singh utilise quantité de légumineuses dans ses recettes. Il n'aura guère d'autre choix que de monter ses prix si les droits de douane persistent.

« Cela touche beaucoup l'industrie de la restauration », déplore-t-il.

De tarifs douaniers de 30 % sur les importations de pois chiches et de lentilles avaient vu le jour juste avant Noël, pour atteindre 40 % le 6 février.

L'Inde citait la chute des prix sur le marché international, la production mondiale abondante et l'impact négatif sur les producteurs locaux ainsi que sur les prix pour justifier sa décision.

En novembre, des tarifs douaniers de 50 % avaient aussi été imposés sur les importations de pois jaunes.

Avec les informations d'Andréanne Apablaza